Le Mois d’avril a été bien rempli : un stage a même dû être spécialement ajouté au planning initial.

Comme cela devient maintenant habituel, j’ai eu le plaisir de rencontrer et de faire se rencontrer des personnes d’origine, et d’expérience (dans le domaine du bois) très différentes. Et c’est sans doute ce qui est le plus enrichissant et plaisant.

Deux mini galleries illustrent le déroulement de ces deux stages :

 

 

 

 

 Atelier des Quatre Chemins

Un stage, où deux niveaux de savoir faire ont cohabité pacifiquement.

Il est intéressant de mener de front initiation et perfectionnement car cela entraîne une “saine” émulation entre les participants.

stage-mars_030508_4349-800x600_0.jpg

Une grosse différence entre ces deux niveaux de stage est la pratique du travail à l’arbre sur toupie : bien que ces opérations ne soient pas dangereuses, il convient d’être assuré de son geste, et d’utiliser ou de fabriquer des montages d’usinage. Je réserve donc ces techniques aux personnes plus expérimentées.

stage-mars_030508_4352-800x600_0.jpg

L’autre différence consiste en l’exécution d’un tiroir à queues d’aronde. Nous utilisons pour cela une scie à chantourner qui autorise une précision difficile à obtenir à la scie à main. J’aurai l’occasion d’en parler dans un futur article du Bouvet.

stage-mars_030508_4355-800x600_0.jpg

Chaque stagiaire choisit également la finition qui lui convient : ainsi, nous nous sommes lancés dans des teintes “vieillies”, et des teintes positives.

stage-mars_030508_4354-800x600_0.jpg

Résumé du stage sous forme de diaporama

 

Il y a déjà longtemps, j’avais lancé un appel aux internautes visitant ce blog pour rassembler des éléméments de la biographie de Marcel Curtat, peintre et écrivain lyonnais (aujoud’hui décédé). Je possède quelques ouvrage de cet auteur, ouvrages consacrés à l’étude d’antiquités : armes à feu, mobilier, porcelaine.

Tous ses ouvrages font preuve d’une érudition hors du commun dans les domaines cités, et d’un sens aigu de l’observation (cf “Antiquités vraies et imitées”).

Marcel Curtat a été également un peintre ayant eu son heure de gloire, et cela lui a permis d’écrire : “Du dessin et de la peinture - essai”. Ce livre, nous donne une vision très personnelle de l’auteur sur le sujet, vision parfois désuète et surannée, mais sortant des sentiers battus.

Plusieurs Lecteurs se sont piqués au jeu, et comme le suggèrent les commentaires sur le premier billet consacré à M. Curtat, les résultats commencent à apparaître.

Aussi dans ce billet, je reproduis un article de journal (non identifié) où l’on parle de l’auteur. Cet article est suivi d’extraits d’un livre où l’on parle de Marcel Curtat, et enfin d’une lettre manuscrite de celui-ci en réponse.

 

Article sur M. Curtat.

je-peins-depuis-50-ans-travaille-copie-800x600.jpg

Extraits du livre où l’on évoque M. Curtat

livre-curtat-compile.jpg

La réponse de l’auteur.

lettre-reponse-renforcee-800x600.jpg

Moro Sphinx

sphinx_101907_2222-passe-haut-800x600.jpg

 

pdt-ecolo_101907_2229-800x600_0.jpg

 

Vaste sujet, que j’ai détaillé dans le hors série Bois +, et qui risque de m’attirer les foudres de certains.

Précisons en préambule que je suis plus que favorable au développement de produits respectueux de notre environnement.

Mais…!, et c’est ce que j’ai mis en exergue dans le magazine : aucun encadrement législatif n’entoure cette nouvelle famille de produits de finition “bio”.

On trouvera donc des produits formulés par des sociétés réellement soucieuses de notre environnement, et des produits libellés “naturels” dont on ignore tout de la composition, ou de leur impact sur l’environnement (avec un bilan complet depuis les matières premières jusqu’à la destruction).

Ainsi, lorsque l’ont voit des compositions faisant entrer des alkydes de soja, ou des siccatifs (sans plomb précise-t-on, ce qui n’indique pas le substitut utilisé), on peut se demander si pour obtenir un alkyde, nous sommes dans la chimie “douce” (ce qui n’a pas vraiment de signification) , ou encore si le soja est d’origine transgénique ou non ?

 

D’autres encore profitent simplement de la vague écologique pour prendre des parts sur un marché en croissance.

 

Pour les cosmétiques, il existe un label : “Cosmébio”, qui précise les composés autorisés, leur origine (par ex les OGM ne peuvent pas entrer dans les formulation etc…).

Je souhaiterai qu’un label identique existe pour les produits de finition.

 

Il y a bien des normes : NF environnement, Ecolabels …mais celles ci sont d’avantage tournées vers les gros industriels (ne serait-ce que par le coût de leur mise en place et celui de leur maintien), et proposent timidement des améliorations dans les formulations.

La réglementation européenne quant à elle impose des restrictions en matière de COV (composés organiques et volatils).

C’est une avancée qui compte, mais trop timorée (lobbying ?).

Pourtant c’est certainement dans le secteur industriel “traditionnel” qu’il faut agir, et sans tarder, car cela représente la grande majorité des produits sur le marché. Ne parlons pas des peintures et vernis de carrosserie qui se sont toutefois bien améliorés.

Influencer tout un secteur de l’économie à grande échelle passe par une volonté politique : ce n’est pas parce que nous mettons de l’huile de lin (qui a aussi une empreinte écologique !) sur notre table de salle à manger que nous sauverons la planète - ce geste a malgré tout valeur de symbole, ce qui est déjà important.

 

Je reviendrai sur ces considérations écologiques, où l’on trouve des avis bien contradictoires. En attendant, la planète se fout bien de nos opinions, et le temps passe.

 

couverture-bois-plus.jpg 

J’ai eu le plaisir de participer à l’élaboration du hors série du magazine Bois +, consacré aux finitions.

Participer est un euphémisme, car cela m’ a pris plusieurs mois, ayant rédigé les articles et pris la plupart des photographies qui figurent dans le magazine.

Je dois beaucoup dans cette aventure à l’équipe éditoriale qui a lu, relu, corrigé, mis en forme, ajouté des    illustrations. Le tout s’est déroulé dans une bonne ambiance de travail, et dans le souci permanent de ”sortir” un livre original pour nos Lecteurs sur les finitions, livre qui n’a pas vraiment d’équivalent sur le marché français : la plupart des ouvrages sont des traductions.

 

Le contenu de ce hors série, correspond en partie à celui des stages de finitions qui se déroulent à l’Atelier des quatre Chemins. C’est donc bien un ouvrage ancré dans la réalité : les produits utilisés se trouvent facilement en grande surface de bricolage, ou dans certains magasins spécialisés (dont nous donnons les coordonnées précises). Ce qui n’est évidemment pas le cas des ouvrages traduits qui font parfois référence à des marques américaines, ou étrangères à la communauté européenne.

 

Au delà des généralités sur la préparation des bois, le ponçage, la mise en teinte, plusieurs articles explorent en détail des finitions professionnelles :

 

- Le vernis au tampon,

- Les laques (version simplifiée des laques orientales),

- Le vieillissement du bois,

- Les peintures à effet.

 

Voici par exemple une galerie qui montre les principaux gestes du vernissage au tampon.

 

 

Je ne peux donc qu’encourager les internautes qui liront cet article à passe en kiosque et à feuilleter ce hors série. Puis bien sûr à l’acquérir, car je pense réellement qu’ils y trouveront une foule d’informations et de tours de main pour un prix très raisonnable.

 

J’aurai l’occasion de revenir sur certains articles dans d’autres billets.

Aux alentours de l’Atelier

 

Les stages organisés par l’Atelier des Quatre Chemins se déroulent en Savoie, dans un village proche d’Albertville : à Mercury précisément.

C’est une région magnifique, et je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager quelques images.

Lors des stages, nous n’avons pas hélas le temps de faire connaître cette région, mais de l’Atelier, on a une vue superbe sur le mont Blanc. En été, il est possible de décaler les horaires des cours afin que les stagiaires puissent découvrir les environs : l’abbaye de Tamié est un site magique, à seulement quelques kilomètres de l’Atelier.

J’ai même eu des stagiaires sportifs qui avaient apporté leur vélo.

En hiver bien sûr, comme les journées sont courtes, il ne reste que la solution de prolonger le séjour pour s’adonner aux sports d’hiver, ou à la randonnée.

 A défaut de pouvoir vous rendre en Savoie pour un stage, ou tout simplement des vacances, je vous offre quelques images et points de vue de cet endroit.

 

 

Stage bois : été automne 2008

 

La saison se termine gentiment avec la fin de l’été, et des stagiaires plus que motivés !

Ce qui est fort intéressant lors de ces stages, est de partager certaines idées, qui n’ont pas toujours trait au travail du bois.

Ainsi en pleine crise financière mondiale, nous n’avons pas hésité à ouvrir le “bar du commerce”, et à refaire le monde. Si dans les faits, cela ne change rien, cela autorise un défoulement bien salutaire.

Heureusement ces discussions se terminent par un repas convivial, chez les hôtes d’un des stagiaires : “la ferme de Noémie” : une adresse à retenir …

 

 

Enfin, nous avons également abordé le sujet des produits de finition “naturels”.

Vaste débat là encore, car sur cette niche, on trouve un peu tout et n’importe quoi !

Bien sûr, on ne peut que louer les efforts que font certains fabricants pour réduire la nocivité des produits de finitions : huiles, vernis, teintes etc.

Cependant, ce qui est un peu gênant à mon goût, est qu’il n’existe encore aucune norme, aucun label comparables à celui de l’agriculture : “AB” (produits issus de l’agriculture biologique), ou encore “Cosmébio”, pour les … cosmétiques.

Ainsi lorsque l’on lit : alkyde de soja, sur une étiquette d’un produit “écologique”, on aimerai savoir, si cela reflète bien une origine ”naturelle”, sachant qu’alkyde est la contraction phonétique bizarre d’alcool et acide … et que ces composés sont largement utilisés dans les produits “industriels” pour les peintures glycérophtaliques à solvant …

On aimerai également savoir, si ce soja est d’origine non transgénique (par exemple le label “cosmébio” exclut les OGM).

Je travaille actuellement sur un hors série de “Bois Plus” consacré aux finitions (magazine dont je vous recommande la lecture bien évidemment) dans lequel un chapitre sera dédié aux produits “naturels”.

Quant aux Ecolabels, normes NF, les nouvelles règlementations sur les diminutions de COV (composés organiques et volatils), je me contenterai de dire que leur principal mérite est d’exister, et d’aller dans le bon sens. Car en fait, ces nouvelles contraintes sont “assez légères”, et tolèrent encore des seuils de COV élevés pour certains produits. Néanmoins l’outil ne demande qu’à être utilisé et amélioré par nos politiques.