• Acajou

    Acajou l’arbreL’acajou est un bois exotique tout à fait particulier, et de toute beauté. Par contre ce que l’on appelle acajou de nos jours n’a pas grand chose à voir avec le véritable acajou que l’on a utilisé tant au XVIII e qu’au XIX e siècle. Il en va de ce bois comme pour les champignons, pourvus qu’ils soient blancs, et petits on les appelle « mousserons ». L’appellation acajou ne devrait,être réservé qu’à une espèce botanique dont le nom savant est : swietenia : du nom du Baron Gérard von Swieten.

    Acajou, le bois

    Les deux espèces les plus utilisées dans l’ébénisterie provenaient des Antilles et de l’Amérique centrale, leurs noms botaniques sont : swietenia mahogani (à rapprocher du mahogany anglais traduit par acajou), et swietenia macrophylla, respectivement nommés en langue courante acajou de cuba, et acajou du honduras, malgré une répartition bien plus vaste que le laissent supposer ces noms.

    Le « vrai cuba » comporte des pigments blanc dans les pores, ce qui permet parfois de le distinguer; ce qui sous plusieurs couches de vernis, n’est pas vraiment évident.

    Les substituts à ces espèces de plus en plus difficiles à se procurer, et souvent interdites d’exportation (c’est le cas à Cuba depuis 1946), proviennent d’Afrique.

    Ces arbres africains sont par abus de language nommés acajou, mais scientifiquement sont connus comme « khaya ».

    Essentiellement khaya ivorensis (« acajou grand bassam »), et khaya grandifolia (« acajou à grande feuilles »).

    Leur qualités esthétiques sont réelles, par contre, d’autres espèces plus grossières sont également appelées à tort acajou : le sipo, et le sapelli (entandrophragma utile, et cylindricum).

    Méfiance donc lorsqu’un marchand de meuble ou un antiquaire parlera d’acajou !!!

    Un livre présentant un panorama assez exhaustif des essences utilisées en ébénisterie : « Les bois d’ébénisterie dans le mobilier français » par Jacqueline Viaux-Locquin.

    Malheureusement, pour identifier des bois inconnus, il faut également disposer d’un autre atlas, car le livre cité ne comporte ni dessins ni photos, ni descriptions destinées à l’identification.


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