• Marcel Curtat

    J’aurais aimé rencontrer ce Monsieur. Je ne connais pratiquement rien de sa biographie. Je possède un des livres qu’il a écrit, car il s’agit bien d’un écrivain passionné par les antiquités et le dessin.

    Du dessin et de la peinture Essai de Marcel CurtatLe livre dont je parle : « Du Dessin et de la Peinture – Essai », est un …essai de plus de 400 pages décrivant les techniques du dessin, émaillé d’anecdotes personnelles de l’auteur dans un langage « vieille France », et châtié.

    On arrive encore à trouver ce livre édité à compte d’auteur et qui a la particularité d’avoir été rédigé manuellement : chaque page a été calligraphiée sur une feuille de papier calque en lettres d’imprimerie tracées à l’encre – surprenant, et titanesque comme travail.

    Du même auteur, et quasiment introuvables : 

    « Antiquités vraies et imitées  »  – j’ai pu compulser sans pouvoir l’acquérir cet ouvrage -véritable recueil du savoir de Marcel Curtat sur l’expertise des antiquités, et pour une grande part de l’ouvrage, sur le mobilier ancien, puis  « Identification des objets anciens » que je recherche depuis des années.

    Aussi tout lecteur qui pourra m’aider dans l’élaboration d’une biographie de Marcel Curtat, et dans l’acquisition des ouvrages qui me manquent sera glorifié à jamais.


    17 responses to “Marcel Curtat”


    • BEGON

      Les deux livres mentionnés ci-dessus sont actuellement en vente sur le site eBay.
      Cordialement.


    • Vincent

      jan 24th, 2009 at 16:25
      (Je suis désolé des fausses manoeuvres qui ont pu tronquer mes messages précédents)

      Voici ce que je sais et ce que je pense de Marcel Curtat et de ses livres
      Je connais cet auteur depuis la fin des années 70. Mon père, d’origine lyonnaise, avait les deux livres de son compatriote parus à l’époque, et offrait volontiers des exemplaires autour de lui. A sa mort je me suis donc retrouvé avec deux exemplaires de chacun des deux livres, celui de mon père et le mien…

      J’ai toujours les deux exemplaires d’ « Identification des objets anciens », mais malheureusement je n’en ai plus d’ « Antiquités vraies et imitées »: j’ai donné l’un et perdu l’autre! Si quelq’un est tenté par un échange…

      Les livres de Curtat sont connus des spécialistes mais rares, l’auteur ayant probablement fait imprimer son premier livre, « Antiquités » à compte d’auteur (pas de mention de nom d’éditeur) et calligraphié à la main sur des stencils et et fait imprimer pour son compte les deux suivants « Identifications des objets anciens » et « Du dessin et de la peinture ».

      Je pense que Curtat a du naître à Lyon vers 1900-1905 et est décédé dans cette même ville dans les années 1980 ce que je déduit de ce qui suit: Il indique quelque part l’âge de sa grand mère (25 ans en 1870, donc née en 1845); le style et la teneur de son premier livre, publié en 1975 sont d’un homme rassis, son écriture manuscrite dans les années 1980 (il répondait par écrit aux acheteurs) était celle d’un homme âgé… et il n’a pas répondu à ma dernière commande de son livre vers 1990-1992.

      Mais à vrai dire, je n’ai pas de détail sur sa biographie. Il est probable qu’il a toujours vécu à Lyon (un artisan dans son enfance lui parle en ces termes: »tu vois, gone… » je crois entendre l’accent: « tu wô, gône… »).Il ne semble pas avoir été artisan, car il ne semble pas restaurer lui même d’objets mais il a cotoyé des artisans : ses connaissances sont précises et pratiques , c’est du vécu : les seuls ouvrages qu’il cite sont des articles de revues grand public de sa jeunesse comme « La vie à la campagne ». Il ne devait pas être très diplomé car malgré son érudition il manifeste beaucoup (parfois à mon sens trop) de respect pour les titres universitaires… Son parcours éditorial atypique indique qu’il était trop peu connu, ou trop timide, ou trop fier pour savoir « vendre » ses manuscrits aux éditeurs, mais en même temps assez doué de sa plume et de ses mains, et assez aisé financierement pour arriver à se passer d’eux.

      Certainement un personnage interessant.

      Sur le terrain que je connais un peu, le meuble et l’outillage ancien, ses idées sont interessantes, originales et en général très justes, ce qui est rare à l’époque. Il met à bas l’idée fause mais répandue qu’aux 18°/19°siècle on travaillait lentement, soigneusement, avec du bois bien sec, et autres âneries. Les méthodes étaient au contraires très productives, voire expéditives, la qualité variable selon l’artisan et le prix convenu avec le client. ( Nous en avons une idée biaisée par la nostalgie des professionnels d’un age d’or mythique, et parce que les objets de qualité ont été mieux préservés). Curtat s’interesse avant tout à l’authenticité et à la qualité intrinsèque d’un objet c’est à dire àla maîtrise technique et stylistique démontrée par l’artisan, fût-il inconnu, éléments plus interessants que la rareté, la signature ou le prix, même s’ils contribuent à ce prix.
      Il a une théorie personnelle, qu’il détaille dans « Antiquités vraies et imitées », pour affiner la datation des objets, théorie qui tient compte du lieu de production et de son caractère plus ou moins rural et isolé (par rapport à la grande ville, genéralement Paris, où modes, outillages et styles nouveaux apparaissaient). On établit d’abord la date d’apparition des détails stylistiques les plus récents que comporte l’objet, et on ajoute un décalage variable (de 20 à 50 ans) lié au temps que mettait la « mode » a se diffuser aux artisans des villes moyennes, des petits bourgs puis des campagnes. Sa théorie semble fonctionner bien pour les meubles de la vallée du Rhône dont il cite des exemples probants, mais mériterait une évaluation systématique (travail universitaire à faire) pour d’autres objets, périodes ou zones géographiques où la circulation et l’installation des jeunes artisans n’obéissaient pas forcément aux mêmes règles.
      Il manque évidemment aux idées énoncées par Curtat un caractère méthodique, des reférences bibliographiques, des arguments qui ne soient pas tirés de ses seuls souvenirs, pas toujours contrôlables avec précision. Ces livres sont en revanche d’une grande richesse d’une foule de détails, de dessins, d’explications, c’est un grand connaisseur qui relate toute une vie d’expérience , qui sait observer et raisonner par lui même, qui aime partager son savoir. La lecture en est aussi instructive qu’agréable.

      Il s’y joint maintenant un certain intérêt bibliophilique lié aux modalités particulières de fabrication, et de diffusion ainsi qu’à l’intérêt documentaire de ces livres. (N »étant pas moi-même bibliophile, ni vendeur, mais plutôt acheteur des volumes qui me manquent je dois dire que je déplore ce dernier aspect !).

      Au fait sait-on ce que sont devenus les exemplaires restant en possession de l’auteur à sa mort?

      Vincent


    • Pat

      Merci beaucoup de ces précisions sur ce que l’on « sait » de Marcel Curtat. Je pense pour ma part qu’il était également un artiste (dessinateur ou peintre) : j’ai en effet le livre que vous citez :
       » Du dessin et de la Peinture – Essai « , livre écrit suivant le procédé qui lui était familier de « typographier » ses textes à la main sur papier calque (plus de 400 pages !!). Ce livre est également imprimé à compte d’auteur.
      J’utilise par ailleurs ses méthodes d’identification, et d’expertise (avec ma propre expérience) pour dater, et démasquer les faux (analyse des traces d’outil, test « humide » …)
      Par contre, je n’ai pas rencontré de personnes l’ayant connu directement, et ignore comme vous sa biographie.
      Il est cité dans un site : « le portail des artistes » : http://www.nanga.fr/c/curtat.htm, mais à priori, ils n’en savent pas d’avantages sur sa vie.

      Cordialement

      Pat


    • Vincent

      Bonjour Pat

      Je suis tombé sur le site « Copeaux de mots » en tapant Marcel Curtat sur Google pour savoir si ses livres sont en vente quelque part.
      Effectivement il a pu être peintre dessinateur et c’est peut-être le Marcel Curtat dont les oeuvres passent en salle des ventes. Il serait né en 1900, ce qui colle avec mes estimations.
      Je suis interessé par le bois à titre amateur avec des domaines de prédilection atypiques (bois vert, chaises windsor, outillage manuel anglo-américain, tour à perche). Je suis membre d’une association « Les Passionnés du Bois » (91) et auteur occasionnel d’articles (dont l’article sur les colles du numéro de « BOIS +  » de janvier, coïncidence amusante puisque si j’ai bien compris vous êtes l’auteur du numéro spécial de « Bois +  » sur les finitions également paru en janvier et que je vais acheter de ce pas).
      Je vais retrouver l’adresse de Curtat


    • Vincent

      Bonjour Pat, bonjour aux lecteurs

      Suite de « l’affaire Marcel Curtat »

      L’imprimeur de Marcel Curtat existe toujours :
      J.TIXIER ET Fils SA 19-21 rue Soux-Soignat 69003 Lyon
      Ils ont un site et une adresse mail mais ne répondent pas à ma demande de renseignement sur d’éventuels ayant droits et les rééditions éventuelles
      Tixier est l’imprimeur mentionné dans les deux premiers ouvrages de Curtat
      Antiquités vraies et imitées (1975) imprimé de façon classique à compte d’auteur avec de nombreux dessins de l’auteur
      Identification des objets anciens (1981)entièrement calligraphié et dessiné par l’auteur
      Il est probablement aussi l’imprimeur de « Du dessin et de la peinture » (1985) compte tenu du fait que cet ouvrage a été également calligraphié de la main de l’auteur.(Pat, toi qui possède l’ouvrage, peux-tu confirmer?)

      J’ai deux lettres de Curtat à mon père datées de 1983 et 1985 (réponses manuscrites, calligraphiées, d’une politesse exquise et surannée à des commandes de livres) qui m’apprennent qu’il a déménagé à la fin de 1985: du 12, rue Franklin Lyon 69002 au 53, rue Eugène Pons Lyon 69004.

      Je fais une petite enquête à cette dernière adresse pour savoir si l’on connait ses héritiers. Je crois avoir (non vers 1990 en fait mais plutôt après 1992, mon père étant décédé en 1992) avoir écrit à Curtat à la première adresse faute de connaître la nouvelle. Ce peut être une deuxième bonne raison pour n’avoir pas eu de réponse ( la première raison étant le décès du destinataire, raison que l’on doit tenir pour justifiée et valable et ne doit aucunement faire soupçonner quelque négligence ou impolitesse de cet homme jusqu’ici parfaitement ponctuel et d’une civilité délicieuse).

      Je me renseigne également sur les « Editions des Beaux Arts » mentionnés dans la réimpression d’Identification des Objets Anciens faite en 1993 (apparemment donc après la mort de l’auteur) : est-ce un organisme public, privé, associatif, lyonnais ou national, une émanation de l’imprimeur? c’est en tous cas le premier contact à rechercher pour une éventuelle réimpression des ouvrages.

      J’ai relu antiquités vraies et imitées avec beaucoup d’intérêt ce qui a modifié le souvenir que j’avais des livres de Curtat. Sur le mobilier, Curtat s’en tient à des sources bibliographiques restreintes dont d’introuvables numéros de « La vie à la campagne » de 1921 à 1923 de « Connaissance des Arts  » (numéros 71, 80, 88, 113, et 158 notamment). Il cite abondamment les ouvrages classique de Watin, doreur vernisseur du Roi (Louis XVI) et Roubo. Il se refère aussi aux différents ouvrages que je ne connais pas de Gui llaume Janneau, « conservateur au Mobilier National, Professeur à l’Ecole du Louvre » intitulés
      Les Arts Décoratifs Flammarion 1944
      Le mobilier Français sans date, éditions Jacques Freal et Les Sièges 1967 éditeur non précisé

      Concernant Antiquités vraies et imitées, qui aborde de multiples autres sujets que le meuble (Argenterie,Etains, Armes, Faïence, Porcelaines…) le nombre d’ouvrages cités, tant français qu’anglophones est important. Curtat se réfère à des sources inconnues de moi mais manifestement des références très connues des spécialistes de chaque type d’objet, des poinçons, des armes réglementaires et civiles etc.
      La culture de Curtat pour être probablement autodidacte en partie, n’était pas seulement pratique et de terrain mais fondée sur une importante documentation.

      Je corrige également mon impression fausse que Curtat ne restaurait pas lui même les objets. Il dit exactement l’inverse dans des anecdotes illustrant les questions posées par les restaurations et transformations de meubles. Ces anecdotes éclairent de façon vivante les problèmes sylistiques, les demandes de transformations abusives, et le fait que, même connues et avouées par leur auteur, ces transformations ne le sont plus après quelques changement de mains, pour des raisons ou l’ignorance et l’incompétence, prévalent sur la mauvaise foi et la tromperie délibérée, (d’ailleurs plus risquée!).

      Contrairement à ce qu’indique l’internaute « Begon » aucun ouvrage de Curtat ne semble en vente sur eBay (mais je m’y prends peut être mal) et d’après les renseignement tous les ouvrages sont épuisés.

      Vincent


    • Pat

      Bonjour Vincent,

      L’affaire se resserre.

      « Du dessin et de la peinture » de Marcel Curtat a bien été édité par TIXIER. Le dépôt légal de l’exemplaire que je possède est de 1993 (3e édition).
      Guillaume Janneau est bien connu dans le monde du mobilier ancien, et l’on trouve toujours ses ouvrages facilement (le meuble d’ébénisterie et les sièges) mais aux éditions de l’amateur.
      Je vais un peu « enquêter » de mon coté, et te tiendrai au courant.

      Pat


    • Vincent

      Cher Patrice, chers internautes,

      Suite de l’affaire Marcel Curtat.
      J’ai parlé avec Christian Tixier, le directeur de l’imprimerie Tixier et fils SA qui a imprimé les trois livres de Curtat. Il n’a pas connu Curtat personnellement, me dit que son épouse qui aurait demandé les réimpressions de 1993 est actuellement décédée, que le couple n’avait pas d’enfants mais semble-til des neveux dont il n’a pas les noms. Je recherche ces éventuels neveux, mais ça ne va pas être simple s’ils ne s’appellent pas Curtat. Je contacte les 4 porteurs du nom Curtat mentionnés dans l’annuaire de Lyon. L’imprimeur dit qu’il n’y a pas de problème à priori pour procéder à des retirages. Je lui ai demandé un devis qu’il doit m’envoyer.

      Autre source d’information, le Professeur François Dagognet qui a préfacé le premier bouquin de Curtat en 1975, quand il était à Lyon. C’est maintenant un grand ponte parisien, 84 ans, il est philosophe, élève de Georges Canguillem et également médecin, et a beaucoup écrit sur la philosophie des sciences, avec des idées qui en plus me plaisent bien pour le peu qui en transparaît sur Wikipedia. Je dois le rappeler ce matin, hier j’ai eu son épouse au téléphone très charmantre et serviable hier. Elle m’a confirmé que Curtat était marié, sans enfants. Elle ne savait pas que son épouse était décédée. Je pense que Dagognet ne pourra pas nous renseigner sur les héritiers, mais lui au moins a personnellement connu Curtat, il pourra faire avancer la biographie, et son nom ferait très bien en tête de liste d’ un groupe des « amis de Marcel Curtat ».

      J’ai déjà deux autres membres (pour ce ce groupe qui pour l’instant n’existe pas) , deux amis américains parlant français et qui ont eu en main un livre de Curtat: Gregory de Rocher (prof de litérature française à l’Université de Tuscaloosa, Alabama) et Sacha Todorov, médecin neurologue, qui est né en Bulgarie et a commencé sa médecine à Genève avant de s’installer aux Etats-Unis. Greg et Sacha sont membres de « Wawa », (Woodworking Association of West Alabama). J’actionne également les autres gens que je peux connaître aux USA et en Angleterre et qui peuvent être interessés. A commencer par Mike Dunbar, le « pape » américain de la chaise Windsor (the windsor institute.com) et d’autres, soit parce qu’il parlent français, soit parce qu’ils s’occupent de meubles anciens. Idem pour les contacts que je peux avoir à Los Angeles (où j’avais un oncle antiquaire) et en Angleterre (dans le milieu des « boiseux-enseignants » notamment au West Dean College, établissement qui enseigne les artisanats traditionnels). Et évidemment en France.

      J’ai pu me procurer « Du dessin et de la peinture » sur PriceMinister et je vais récupérer en août le livre que j’avais offert à Greg de Rocher (il m’a offert immédiatement de me le rendre mais un cadeau et un cadeau et en fait je vais le lui échangercontre un de mes deux exemplaires d’Antiquités vraies et imitées). C’a m’aidera d’avoir les trois livres sous la main pour pondre du papier sur Curtat et le faire connaître, en publier si possible des extraits. Si nous souhaitons faire réditer les livres il sera probablement mieux de passer par le biais d’une souscription pour limiter le risque financier) Il faudra donc diffuser l’info dans les milieux antiquaires, boiseux, ébénos, conservateurs de musées, historiens d’Art, experts, bibliophiles…etc.

      Voilà les nouvelles. J’aimerais avoir tout mon temps pour ça, mais déjà là on va progresser!
      Bien évidemment, toute aide, info, noms de gens interessés qui peuvent être réunis de ton côté, cher Patrice, sont bienvenus. Sois sans crainte, je ne fais pas partie des gens « bien tordus  » qui collectent des renseignement et des adresses internet pour de bas motifs. Je n’ai d’ailleurs pas besoin de détails pour le moment, on verra en temps voulu s’il est nécessaire de créer une Association , un blog dédié à Curtat, ou s’en tenir à un groupe informel par « copeaux de mots ».

      Vincent


    • Pat

      Bonjour Vincent,

      Je vois que la recherche avance à grands pas, je n’ai pas pour ma part progressé de beaucoup, mais j’ai quelques idées. C’est effectivement le temps qui manque.

      Cordialement

      Pat


    • Vincent

      J’ai pris contact téléphonique avec le Pr François Dagognet qui a préfacé le premier bouquin de Marcel Curtat « Antiquités vraies et imitées ». C’est la première personne rencontrée qui a connu personnellement Curtat, ceci pendant une vingtaine d’années, lorsqu’il était à l’université Jean Moulin (d’après ce que je lis dans Wikipédia, le Pr F. Dagognet (PrFD) né en 1924 à Langres, est philosophe, élève de Georges Canguilhem, a un parcours universitaire aussi atypique et « touche-à-tout (il est aussi médecin) que prestigieux). Voici ce qu’il dit de Marcel Curtat qu’il a rencontré dans le milieu des brocantes et des salles de ventes. C’était un homme atypique et original, pur autodidacte, d’une érudition très étendue sur tous les métiers, outils, méthodes, pratiques et objets des artisanats traditionnels ( bois, métaux, porcelaine…). Rien ne lui semblait étranger et il discourait volontiers sur tout objet qu’on lui présentait. A ma question sur sa profession, PrFD dit qu’à son avis Curtat vivait de la restaurtation et du commerce d’objets anciens de tous types, auprès d’amateurs et d’antiquaires, mais sans façade officielle. Sur sa famille Curtat était également discret.

      J’ai parcouru l’exemplaire de  » Du dessin et de la Peinture » (acheté recemment sur Price Minister). Le texte mentionne une émission télé de l’année 1990, l’impression (3° édition) est de 1993, l’adresse de Curtat a encore changé: 25, rue Elie Rochette 69007 Lyon. Je me demande donc si Curtat n’était pas sensiblement moins âgé que je le supposais ou n’ait pas vécu plus vieux que prévu. Les dates supposées 1900-1990 étaient déduites de celles d’un peintre ou dessinateur Marcel Curtat, mentionné sur le site d’enchères Arcadija, avec une coquille manifeste puisque il serait né en 1900 et décédé… en 1900). Ce peintre serait dans le Benezit et autres annuaires auquels je n’ai pas accès.
      Le Pr Dagonnet est tout à fait partant pour participer à une association des « Amis de Marcel Curtat » mais en décline la présidence d’honneur pour laquelle il me semblait tout indiqué…
      Il m’a également aussi donné les nom d’un antiquaire, Vuillod, anenue de Saxe, dont Curtat était ami, ainsi que d’un de ses propres collègues de l’Université Lyon III, le Professeur Bernard Deloche, ( sur Wikipédia: philosophe et historien auteurs d’ouvrages sur les artisanats et mobiliers régionnaux). Je vais essayer de les joindre.

      Vincent


    • Christian

      Bonsoir,

      J’avais racheté l’ensemble des invendus du dernier livre de Curtat aux puces de Lyon il y a quelques années à un bouquiniste qui lui-même les avait acquis pour « des queues de cerises » en salle des ventes après le décès de M. Curtat. Au fil du temps je les ai tous offerts le votre étant le seul que j’ai vendu et qui doit représenter le prix de mon acquisition je l’avais mis sur le site de price minister et l’avais oublié ! Il m’en reste un heureusement !

      Avec le recul du temps je me dis que vous étiez probablement la seule personne a qui j’aurai dû l’offrir, et, inversement, le vendre à une grande partie de ceux a qui je l’ai offert, a cette époque j’étais encore artisan et naïf, comme toujours, je me souviens notamment de ce couple de bourgeois lyonnais possédant château dans le beaujolais et 200 hectares de terrain autour dans lequel nous avions avec mon épouse restauré quelques pièces, je la trouvais sympathique et elle aimait la peinture, je lui ai offert et elle a essayé ensuite de me planter d’une partie de la somme…

      Oui j’ai bien connu M Curtat, lors des travaux effectués, au milieu des années 80, à « la galerie des Granges » encore un qui m’a laissé un impayé conséquent ! Bref, malheureusement à cette époque j’avais 5 bouches à nourrir et, travaillant comme toujours seul, le temps m’était compté, j’aurais préféré le passer auprès de cet homme si intéressant (M. Curtat était également peintre d’où sa présence en ces lieux). Je n’ai pas encore contacté les ayants droit car j’ignore ma marge de manœuvre et j’ai une cliente, ancienne collaboratrice et amie personnelle de Théodore Monod qui s’en occupe pour moi. Mes éditions sont basées notamment sur la technique de l’OCR et la régularité de la calligraphie de M. Curtat devrait me permettre de réaliser une bonne édition avec un ratio de reconnaissance tout à fait acceptable.

      J’ai même acheté tout récemment sur Ebay un autre exemplaire du second «Identification des objets anciens» que l’auteur était venu m’apporté à la maison.

      Je travaille depuis quelques temps sur la réalisation d’éditions numériques à partir d’ouvrages et documents anciens, j’ai crée ma maison d’éditions numériques en Juin 2007 je l’ai nommée «Les Passerelles du Temps» en hommage à un autre écrivain lyonnais ami Pierre Mérindol, J’ai une clientèle de chercheurs, étudiants, historiens et amateurs passionnés par l’un des thèmes développés.

      Un ouvrage que connaissait bien M. Curtat «L’art du peintre doreur et vernisseur» de Watin fut l’une de mes premières éditions; j’offre en sa mémoire l’édition de 1828, en téléchargement gratuit, à toutes les personnes qui m’en feront la demande sur « editions.ainay@free.fr » l’ouvrage fait également partie d’une édition de recherches et d’études sur DVD-ROM consacrée au monde des Beaux-Arts. Je prépare également un ouvrage sur l’artisanat jusqu’à la guerre de 1914-1918, mais étant seul à travailler et ayant de nombreux « chantiers » en cours je ne sais pas lorsqu’il sera terminé.

      Bien cordialement.

      Christian


    • Vincent

      Enquête « Curtat » suite (10 février 09)

      Très interessante conversation avec le PBD (Pr Bernard Deloche ), philosophe, Université Lyon III. D’après Wikipedia, c’est aussi un historien des arts et des techniques qui a publié de nombreux livres sur l’artisanat et le mobilier. Notamment un sur le mobilier de la région Rhône-Alpes en 1982, épuisé malheureusement, un tout récent sur Nogaret et le siège lyonnais (que je vais me procurer de ce pas, je suis « fan » de ce menuisier qui est le summum de l’élégance et de la vigueur du style Louis XV) et un en préparation sur ANC (Abraham Nicolas Couleru, de Montbéliard, aussi un de mes ébéniste favori). Je note que ces artisans sont également des préférés de Marcel Curtat qui en parle abondamment dans « Identification des Objets anciens ». Ce que me dit PrBD de ses relations avec Marcel Curtat est donc intéressant, puisque là, Curtat n’a plus affaire à un auditoire subjugué par son érudition mais à un spécialiste des sujets dont il parle. Il est clair que Curtat a l’avantage d’avoir démonté et scruté avec l’oeil d’un artisan aguerri les meubles dont il parle tandis que PBD avait des connaissances plus étendues sur le contexte économique, technique, etc. était à même de replacer la place et le rôle de chaque artisan célèbre dans son contexte. Il est clair que les dialogues ont du être passionnant, et d’après ce que je comprends, assez « musclés » car Curtat comme souvent les autodidactes érudits ne devait aimer ni être contredit ni même partager le crachoir…J’aurais aimé assister aux conversations bien qu’elles ait pu rapidemment tourner court, Curtat préferant le monologue au débat …
      PBD me communique deux articles très interessants que je vais mettre sur le site copeaus de mot (dès que j’ai compris comment on fait, je n’y arrive pas, étant assez nul et d’autre part nouvellement affligé du logiciel Vista). L’un, publié dans le Progrès a une date non précisée ( début des années 80 je pense), est un portrait-interview de Curtat, ou il parle de lui-même et qui est illustré par sa photo. J’apprends qu’il a été illustrateur dans le publicité puis ébéniste et antiquaire et toute sa vie peintre, ayant eu des succès dans sa jeunesse avant la guerre mais moins après. Le second article a été écrit par PBD mais non signé et c’est un portrait d’un curieux personnage, Marcel Curtat, bien sûr qui hante les brocantes lyonnaises et est capable d’un coup d’oeil d’identifier une paire de pistolets à rouets, que tous les autres amateurs et experts ont vus et négligés, les croyant arabes et récents, Curtat repérant seul ce que les antiquaires appellent un « chopin », une pièce exceptionnelle jusqu’ici méconnue. L’amusant de l’histoire est que PBD adresse une copie de cet article élogieux à l’interessé qui ne comprend pas que son correspondant est l’auteur de l’article (non signé il est vrai), et lui fait une réponse manuscrite très polie mais qui détaille les nombreuses erreurs et inexactitudes qu’il relève. Lisez-l’article et la réponse de Curtat c’est instructif, la réponse témoigne d’un soucis maniaque de précision qu’on peut trouver interessant d’une drôlerie involontaire et presque pathétique.
      Le portrait qu’en trace PDB est celui d’un homme excentrique, très maigre, habillé comme l’as de pique, et totalement passionné par son sujet.


    • Vincent

      Dédicace de son premier ouvrage « à mes amis K et R, fidèles et courageux ».

      J’ai eu un contact avec une dame âgée qui habite l’immeuble ou il a vécu les dernières années de sa vie. Elle témoigne qu’il était excentrique, avait monté chez lui en emménageant un bazar hétéroclite qu’elle aurait cru mieuxà sa place à la cave, qu’il vivait seul mais était en bon terme avec son épouse qui a eu beaucoup de chagrin à son décès.

      L’article affiché plus haut est fourni Par le Pr B.Deloche et est d’André Mure, un journaliste du Progrès de Lyon la date n’est pas précisée, vers 1985 je dirais. Cet article me convainc que Curtat était né en fait vers 1920 : l’article évoque ses débuts en peinture à l’âge de 15 ans, le fait qu’il fut le plus jeune exposant d’une exposition de peinture « nationale » en 1936, et le fait qu’il peignait depuis cinquante ans à la date de l’article.
      La lettre manuscrite de Curtat est une réponse à un autre article, écrit par B.Deloche, et très élogieux à l’égard de Curtat décrit comme un « brocanteur » expert, érudit, et hors norme. Cette réponse à B.Deloche, qui lui a transmis l’article, traduit sa satisfaction tout autant que son soucis maniaque de précision.

      Mes recherches se poursuivent. J’ai demandé un acte de décès à l’Etat-Civil de Lyon (document accessible librement, contrairement à l’acte de naissance qui ne devient accessible aux tiers que cent ans après la naissance). Par alleurs la voisine âgée de Curtat m’a permis de contacter le gérant de l’immeuble dont Curtat était un des co-propriétaire. Je lui ai demandé des renseignements sur la date de son décès, et sur les héritiers, puisque l’appartement à été vendu au décès de Curtat et que l’adresse de l’épouse et le nom des héritiers peuvent être mentionnés. Le gérant s’est montré coopérant et j’espère qu’il va faire la recherche necessaire. J’attends la réponse.

      Vincent


    • Vincent

      On avance on avance, c’est une évidence ! (et on a encore de l’essence!).

      Voici les renseignement d’état-civil fournis par le gérant de l’immeuble du 25, rue Elie Rochette dans le 7° arrondissement dont M.Curtat fut co-propriétaire de 1993 à sa mort.
      Marcel Pierre CURTAT est né le 6 mars 1919 à Lyon 4°, marié à Francine Désirée MONNET sous le régime de la séparation de biens aux termes d’un contrat de mariage reçu par Maître Joanny CHARLES notaire à Lyon le 29-07-1953.
      Il a acquis en 1993 un appartement de quatre pièces dans l’immeuble situé au 25 rue Elie Rochette Lyon, 7°.
      La date du décès n’est pas précisée, mais ce doit être en 1998 car l’appartement à été revendu en juillet 1999. Cette vente était réalisée par Madame Curtat qui indiquait comme adresse à cette date 71 rue Raubin Lyon 7°. Il n’est pas fait mention d’héritiers et il est probable que Mme Curtat était la seule héritière (en ce cas désignée par le contrat de mariage ou par testament). Aucune mention n’est faite d’autres héritiers, neveux, cousins ou autres (Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’existent pas et ne soit pas héritiers de Mme Curtat, donc ayant-droits concernant la propriété intellectuelle des ouvrages de son mari).
      J’attends la copie de l’acte de décès de M. Curtat. (L’Etat civil vient de m’envoyer un mail pour dire…qu’ils me l’envoient par la poste. On devrait avoir non seulement la date mais le nom de la personne qui a déclaré le décès, si ce n’est pas sa femme).

      Les étapes suivantes seront :

      1- Demande d’acte de décès de Madame Francine Curtat. Je ne suis plus sûr qu’elle soit décédée, son mari avait 34 ans lorsqu’il s’est marié, elle était probablement un peu plus jeune, elle a pu naître en 1925 ou 1930 ce qui fait 79-84 ans : c’est donc très « jouable » (si j’ose dire…) L’information sur son décès venait du fils de l’ imprimeur (directeur actuel de J. Tixier et fils SA) qui n’a pas connu Curtat, il m’a répondu de mémoire, et m’a donné des renseignements dont plusieurs étaient inexacts).
      2- Enquête à l’adresse indiquée par Madame Curtat
      3- Enquête auprès du notaire qui a officié lors de la vente de 1999.

      Christian dit qu’il va faire apposer des « avis de recherche » dans les boutiques d’antiquaires de son quartier que fréquentait Curtat. Excellente chose !

      Vincent


    • Vincent

      J’ai reçu l’acte de décès de Marcel Curtat qui ne nous apprend que la date exacte et complète des éléments biographiques disponibles et qui sont pour résumer :

      CURTAT Marcel Pierre
      né le 6 mars 1919 à Lyon 4°, fils de Auguste Claudius Curtat et de Antoinette Rosalie Grangemarre
      décédé le 9 décembre 1998 à Lyon 7° (Hôpital Edouyard Herriot).
      Marié sous le régime de la séparation de biens avec Francine Désirée MONNET aux termes d’un contrat de mariage reçu par Me Joanny CHARLES Notaire à Lyon le 24 juillet 1953.
      Le couple n’a pas eu d’enfants selon les témoignages recueillis.

      M Curtat a déclaré dans un article qui lui était consacré, n’avoir aucun diplôme (coquetterie probable : il avait probablement au moins le certificat d’études) et avoir exercé la profession d’illustrateur de publicité (salarié jusqu’en 1944, puis indépendant) puis la profession d’antiquaire après 1957. Il a en outre eu une carrière de peintre, débutée à 15 ans et poursuivie jusqu’à ses dernières années, participant régulier à des expositions, et bénéficiant d’une notoriété locale.

      Il a écrit trois livres:

      « Antiquités vraies et imitées », 435 pages, 80 dessins de l’auteur, Lyon 1975.
      « Identification des Objets Anciens », 775 pages, nombreux dessins de l’auteur, Lyon 1981.
      « Du Dessin et de la Peinture » 410 pages, dessins de l’auteur, Lyon vers 1995 pour la première édition.
      Ces livres ont été publiés à compte d’auteur, imprimés par l’imprimerie J.Tixier et fils SA 19-21 rue Roux Soignat à Lyon 3°, et ont tous fait l’objet de retirages mais sont actuellement épuisés.
      Les deux deniers livres présentent la particularité d’avoir été calligraphiés à la main par l’auteur (pour les frais et les fautes et même selon lui les délais d’impression) et tirés par offset. Ils ont de ce fait un intérêt artistique et bibliophilique particulier.

      A la fin de sa vie M. Curtat a habité successivement:
      12, rue Franklin 69002 Lyon jusqu’en 1985,
      53, rue Eugène Pons 69004 Lyon jusqu’en 1993,
      25, rue Elie Rochette 69007, jusqu’à sa mort. Il avait acquis à cet adresse en janvier 1993 un appartement de quatre pièces.
      Mes recherches se concentrent maintenant sur les héritiers et ayant-droits potentiels (qu’il est nécessaire d’identifier pour recueillir leur accord en cas de réédition des ouvrages sous quelque forme que ce soit).

      Madame Francine Curtat est désignée comme « le vendeur » lors de la vente de l’appartement de la rue Elie Rochette le 22 juillet 1999 par Me Bremens et Associés, Notaires à Lyon . Elle semble donc seule héritière. Elle demeurait alors 71, rue Raulin dans le 7°, mais ne semble plus habiter à cette adresse.

      J’ ai demandé à l’Etat-Civil de Lyon un certificat de décès pour savoir si elle est en vie ou non, et je vais esayer de trouver sa trace et celle de ses parents/héritiers par les voisines ou par l’étude Notaire Bremens et Associés.

      L’enquête se poursuit. J’espère arriver à identifier les ayants-droits. L’enquête d’état-civil ne nous apprendra pas grand-chose d’autre d’interessant à mon avis. On se concentrera alors sur les témoignages de gens qui l’ont connu, qui devraient être bien plus interessants vu le caractère singulier, original, parfois difficile mais érudit et disert de ce personnage. Le Pr Bernard Deloche chaire de philosophie des arts à Lyon 3, et auteurs de nombreux ouvrages non seulement de philosophie mais sur les artisanats, le mobilier, les « Puces » de Lyon etc. nous a promis une contribution. Mais je compte beaucoup aussi sur les témoignages que pourra recueillir Christian dans son quartier (la presqu’ile) ou Curtat a fréquentés galeristes et antiquaires.

      Vincent


    • Dominique

      J’ai été très intéressé par ces échanges de renseignements sur Marcel CURTAT, parfait exemple de ce que peut apporter le Web
      intelligemment utilisé. Merci en particulier à Christian COURTOIS, dont les publications électroniques des « Editions d’Aunay » sont
      remarquables.
      Marcel CURTAT devait être un fin connaisseur d’André-Jacob ROUBO (1739-1791) sur lequel je travaille depuis plusieurs années, dans une perspective plutôt bibliographique et bibliophilique que proprement artisanale, car je ne suis pas « des métiers du bois ».
      Je me porte souscripteur pour toute réédition des ouvrages de CURTAT, que ce soit sur CD-Rom ou (de préférence, même) sur papier.
      Je ne crains pas, à cet effet, de laisser ici mon adresse e-mail, espérant que je ne serai pas assailli sous les pubs en tout genre :


    • gouy-paillier

      Je tombe par hasard sur ce blog. J’ai moi même recherché en vain le livre antiquités vraies ou imitées. Pour l’anecdote, monsieur Curtat était un ami de mon grand pere avec lequel il chinait aux puces a Lyon. Mr curtat peignait également, je sais que ma tante possède une aquarelle exécutée par Curtat qui la représente. Mon grand pére m’avait raconté que Marcel Curtat a la fin de sa vie s’était retiré pour vivre en quasi hermite. Mon grand pére est aujour’dhui décédé ce qui est dommage car il aurait certainement pu donner de précieuses informations.


    • Ambroise

      Bonjour,

      J’ai suivi tout cela avec un grand intérêt ! Merci pour toutes ces informations. Quelles sont les nouvelles à ce propos ?
      J’ai pris connaissance de l’oeuvre de Marcel Curtat par mon père, qui possède son premier ouvrage. J’ai depuis acheté le deuxième, un chef d’oeuvre, que j’ai numérisé pour le partager avec ceux qui le recherchent sans pouvoir le trouver ou l’acheter (le mien je l’ai trouvé à un prix intéressant), le voici: http://dl.free.fr/mCQfqaT4V

      Pour ce qui est des droits d’auteurs, n’hésitez pas à me tenir au courant. Je me demande ce qu’il se passe quand le livre n’est plus disponible : peut-on le diffuser tant qu’il n’est pas réédité ?

      Bien cordialement,

      Ambroise


     Leave a reply