• Stage d’initiation à l’ébénisterie Mai 2008

    Quelques photos et commentaires illustrant le déroulement d’un stage d’initiation à l’ébénisterie.

    Au cours de ces stages, il y a toujours des points plus particuliers que les stagiaires souhaitent approfondir.

    Nous avons eu au cours du dernier stage une discussion très intéressante sur le bien-fondé de réaliser un plan avant de se lancer dans l’exécution à proprement parler d’un meuble.

    Il est vrai que la plupart des stagiaires qui viennent en initiation n’ont pas forcément pratiqué le dessin industriel, et se posent des questions sur l’approche à avoir avant de concevoir un meuble.

    Sans faire un exposé fastidieux sur le dessin, il est bon de noter les points suivants :

    • L’usinage sur machine est relativement rapide, et il vaut mieux avoir préparé son travail, et présenter les bois aux bonnes dimensions.
    • On pensera au fait que si l’on n’arrive pas à représenter sur une feuille de papier le résultat auquel on veut aboutir, cela risque de poser des problèmes en face d’une machine tournant à 6000 tours par minute.
    • Enfin, de nombreux usinages comme les mortaises demandent un tracé préalable, tracé qu’il faut avoir anticipé bien sûr.

    La conception commencera en tout premier à définir les cotes hors tout (les dimensions globales) du meuble que l’on veut réaliser, puis à définir la taille des éléments constituant le meuble ( montants, traverses, épaisseurs des panneaux etc…), nous fournissons aux stagiaires un « guide » des dimensions usuelles et quelques notions d’ergonomie (depuis la hauteur d’une chaise ou d’une table, en passant par les dimensions « normalisées » des éléments de cuisine).

    Suivra alors la réalisation d’un plan plus ou moins élaboré, plan qui ne devra pas nécessairement se conformer aux normes du dessin industriel, mais qui devra fournir suffisamment d’informations, pour les réglages des machines, et la réalisation d’une « feuille de débit » listant tous les éléments constitutifs du meuble – cette feuille est pratiquement incontournable à remplir sous peine de se perdre rapidement et d’oublier des parties du meuble – ce qui est fâcheux !

    Idéalement, un plan comporte au minimum, une vue de face, et de coté. On peut représenter certains détails d’assemblage un peu complexes. Idéalement également, la représentation en vraie grandeur apporte un confort à la réalisation, et à la vérification. Un simple contre plaqué peut servir de support pour un dessin réalisé au crayon.

    Le temps passé à la réflexion se rattrape facilement à la réalisation, et il est plus facile de gommer un trait de crayon que de recoller des morceaux de bois, ou de recommencer une pièce – enfin, et ce n’est pas le moindre intérêt, les utilisateurs de machines combinées ne devront plus sans cesse régler et dérégler leur machine pour revenir en arrière sur une opération oubliée.

    Mais où commencent et finissent les mortaises ??

    MortaisageMortaisage

    Le ponçage, et la préparation des panneaux – pas toujours très drôle mais inévitable.

    PonçagePonçage 2

     Raboter avec un rabot bien affûté est toujours un plaisir.

    Rabotage

    Établissement des bois (leur repérage).

    Etablissement

     Collage du meuble, et ballet synchronisé des stagiaires.

    CollageCollage 2

    Et comme toujours, la satisfaction légitime au bout d’une (petite) semaine d’effort, d’obtenir un résultat digne d’un « professionnel » ou presque.

    Meubles terminés