• Stage bois : été automne 2008

     

    La saison se termine gentiment avec la fin de l’été, et des stagiaires plus que motivés !

    Ce qui est fort intéressant lors de ces stages, est de partager certaines idées, qui n’ont pas toujours trait au travail du bois.

    Ainsi en pleine crise financière mondiale, nous n’avons pas hésité à ouvrir le « bar du commerce », et à refaire le monde. Si dans les faits, cela ne change rien, cela autorise un défoulement bien salutaire.

    Heureusement ces discussions se terminent par un repas convivial, chez les hôtes d’un des stagiaires : « la ferme de Noémie » : une adresse à retenir …

     

     

    Enfin, nous avons également abordé le sujet des produits de finition « naturels ».

    Vaste débat là encore, car sur cette niche, on trouve un peu tout et n’importe quoi !

    Bien sûr, on ne peut que louer les efforts que font certains fabricants pour réduire la nocivité des produits de finitions : huiles, vernis, teintes etc.

    Cependant, ce qui est un peu gênant à mon goût, est qu’il n’existe encore aucune norme, aucun label comparables à celui de l’agriculture : « AB » (produits issus de l’agriculture biologique), ou encore « Cosmébio », pour les … cosmétiques.

    Ainsi lorsque l’on lit : alkyde de soja, sur une étiquette d’un produit « écologique », on aimerai savoir, si cela reflète bien une origine  »naturelle », sachant qu’alkyde est la contraction phonétique bizarre d’alcool et acide … et que ces composés sont largement utilisés dans les produits « industriels » pour les peintures glycérophtaliques à solvant …

    On aimerai également savoir, si ce soja est d’origine non transgénique (par exemple le label « cosmébio » exclut les OGM).

    Je travaille actuellement sur un hors série de « Bois Plus » consacré aux finitions (magazine dont je vous recommande la lecture bien évidemment) dans lequel un chapitre sera dédié aux produits « naturels ».

    Quant aux Ecolabels, normes NF, les nouvelles règlementations sur les diminutions de COV (composés organiques et volatils), je me contenterai de dire que leur principal mérite est d’exister, et d’aller dans le bon sens. Car en fait, ces nouvelles contraintes sont « assez légères », et tolèrent encore des seuils de COV élevés pour certains produits. Néanmoins l’outil ne demande qu’à être utilisé et amélioré par nos politiques.


  • Les abeilles Bzz Bzz

     

    Je dois reconnaître que cela n’a rien à voir dans un blog consacré initialement au travail du bois.

    Mais n’est ce pas le propre d’un blog que de partager diverses passions.

    Ici la macro photographie.

     

     

    On trouvera donc entre autres une demoiselle, quelques syrphes, et des abeilles à la fin de l’été, du moins celles qui n’ont pas été tuées par les joyeux pesticides. On attribue à Einstein la phrase suivante (en substance) : « quand les abeilles disparaîtront, notre tour ne sera pas très loin »…

    Le gros insecte noir du diaporama est une abeille charpentière que je ne voyais pas il y a quelques années : c’est plutôt un insecte méridional, et ces photos sont prises en Savoie… Faut-il y voir un effet du réchauffement climatique ?

    Le papillon qui fait penser à un colibri est un moro sphinx, difficile à photographier car il ne reste que quelques secondes à butiner avec cette trompe démesurée, et bat des ailes à une cadence telle qu’au  1/1250 ème de seconde elles ne sont pas figées…

    Voila, bonne lecture en tous cas !


  • Vernis au tampon : stage de fintion sur bois

    Le vernis au tampon est un vernis à la gomme laque (qui est le liant) et à l’alcool (le solvant). Sa dénomination provient du tampon qui est utilisé pour son travail et son application tout simplement.

    Il existe différents types de gomme laque que l’on peut trouver, selon le traitement, et l’origine (blonde, décirée, blanche, éléphant…).

    Les vernis au tampon utiliseront l’une ou l’autre en fonction de la coloration apportée. La gomme laque la plus fréquemment utilisée (décirée ou non), est la « fine orange ». Elle apporte un réchauffement très net au bois. Lorsque je désire apporter le minimum de changement de couleur, j’utilise une gomme laque blanchie.

    La gomme laque apparaît en occident dès le XVII ème siècle, sous forme d’objets fini, bien que certains auteurs pensent qu’elle était déjà connue bien avant.

    Mais c’est surtout au XIX ème siècle que son utilisation au tampon connaît son apogée. Jusqu’au milieu du XX ème siècle, les ateliers du faubourg Saint Antoine à Paris perpétueront la tradition de ce vernis. Le coût extrêmement élevé d’un vernis au tampon fait que celui-ci, sauf exception pour des créations spécifiques ne soit plus utilisé qu’en restauration de mobilier.

    Les meubles anciens (du XXVIII ème notamment), nous sont souvent parvenus vernis au tampon. Il est vraisemblable qu’il ne s’agit pas de la finition d’origine, qui n’avait pas cours à cette époque. On utilisait alors des cires ou encore des vernis « Martin » – du nom des frères Martin qui ont mis ce vernis au point au début du XVIII ème, afin d’imiter les laques de Chine.Ces vernis Martin sont à base de résine de copal (résine fossile), mais la formule exacte s’est perdue.

    Tous les stagiaires en finition réalisent un vernis au tampon, et je dois dire qu’ils s’en sortent très bien

    Nous étudions le vernis traditionnel : bouche porage à la ponce, gomme laque, et éclaicissage à l’alcool, mais aussi le « tampon anglais », qui est plus facile de mise en œuvre (le vernis comporte déjà un « lubrifiant » qui facilite l’application). Certains puristes ne veulent pas en entendre parler, alors que certains artisans en raffolent. Mais ce qui compte est de « dominer » les deux techniques.

     

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