• Bois : guide des finitions

    J’ai le grand plaisir de vous annoncer la parution d’un ouvrage remarquable – car j’en suis l’auteur – intitulé « BOIS : GUIDE DES FINITIONS ».

    OK, j’ai rédigé la plupart des chapitres, pris pratiquement toutes les photos, mais l’équipe du Bouvet et de Bois +  chez qui j’ai le plaisir d’être l’un des auteurs, a été plus que présente afin de mette tout cela en musique et compléter les articles avec leur propre documentation. Rendons à César etc.

    Ah : quelques questions !

    Le prix Pulitzer ? : je ne crois pas qu’il y ait de rubrique pour les livres techniques – sinon évidemment cet ouvrage serait un redoutable candidat.

    Des droits d’auteur  à gogo ? : en fait, ils ont été cédé une fois pour toute lorsque j’ai participé au hors série de Bois + sur les finition, hors série qui est le point de départ du livre. Donc cela ne fait pas de moi le Bill Gates du livre technique.

    Donc inutile de me demander des remises sur les stages à venir.

    On le trouve où ? : partout dans les bonnes librairies et les gros centres culturels (?)  FNAC, Amazon, bref un succès quasi intergalactique.

    L’Académie Française ? : en attente. Ceci dit être publié c’est devenir un peu immortel (bon d’accord j’exagère).

    Plaisanteries mises à part, je crois que c’est un bons ouvrage, pas trop « lourd »,  mais complet : c’est le fruit de pas mal d’années d’expérience et de recherche sur les finitions.

    En tous cas contrairement à certains ouvrages,  toutes les recettes, tous les tours de mains sont bien issus,  du travail en atelier, les produits et adresses sont faciles à trouver en France (pas mal de livres dans cette veine sont des traductions (parfois incompréhensibles) d’ouvrages étrangers, et les produits sont parfois indisponibles en France).

    Mes anciens stagiaires en finition, retrouveront en partie le contenu de l’enseignement que j’essaie de leur prodiguer – les amateurs de vernis au tampon remis de leur tendinite ne me contrediront pas.

    Dans tous les cas, bonne lecture



  • Livre : Dessin de construction du meuble

    Restons dans les incontournables.

    Cet ouvrage : « Dessin de la construction du meuble », est publié chez Dunod.

    Les auteurs sont tous deux professeurs à l’Ecole Boulle (ou étaient selon leur âge, car mon exemplaire est de 1998).

    Ce sont  : Xavier Hosch, et Jacques Henaut.

    On trouve dans ce livre des notions de dessin industriel appliqué à l’ameublement.

    Puis, élément par élément de mobilier les principes de construction du mobilier. Ces principes sont tout à fait dans l’esprit de l’ébénisterie traditionnelle.

    Tout y est détaillé : les parois, les fonds, les portes les tiroirs etc …

    Pour les personnes qui ont à concevoir du mobilier, cet ouvrage est un « must ».

    Là encore, il ne s’agit pas d’un ouvrage ludique, mais d’un outil sérieux de travail.


    Je lui accorde à nouveau 5 étoiles. Qui plus est, son prix est raisonnable.




  • Livre : « L’ébénisterie – précis techniques » François Germond

    Encore un livre d’exception que tout ébéniste se doit de connaître ou de posséder dans sa bibliothèque.

    Je dispose d’une édition de 2000, alors imprimée par Dessain et Tolra.


    precis-technique-ebenisterie

    Le format en est inhabituel : 21 x 15 cm : un A5. C’est je pense voulu, car ce livre se présente et dans sa forme et dans son fond comme un carnet de notes d’atelier.
    C’est un peu comme si l’on avait découvert les carnets personnels d’un compagnon ébéniste.
    Tous les sujets sont abordés : un historique de la profession, l’affûtage des outils, le bois (défauts, débit, séchage …), la conception du meuble, le placage, les finitions, les assemblages, les tiroirs …

    Le seul « petit » reproche que je pourrai faire est que comme la structure est celle de notes personnelles, le livre est un peu « désorganisé », et il faut parfois farfouiller pour trouver les renseignements. Ceci dit, dans mon cas, comme je me réfère souvent à cet ouvrage (comme à tous ceux de F. Germond), j’ai fini pas le connaître par coeur.
    Et ce qui passe pour un inconvénient apparaît alors comme ce qui fait le charme du livre.
    Ce livre ne traite pas des techniques de réalisation à proprement parler – que ce soit en manuel ou sur machine. Nous verrons qu’il existe pour cela d’autres ouvrages spécialisés. Toutefois, certaines procédures sont parfois détaillées. On aura également un regard écologiquement critique sur certaines formules de finition (utilisant du plomb, ou des produits corrosifs ou potentiellement toxiques – là encore, il faut sans doute considérer ces recettes comme issues d’une tradition assez ancienne, et pas toujours au fait de la dangerosité des produits mis en oeuvre).

    Je ne pense pas que l’on puisse encore le trouver sous cette édition (en neuf, bien sûr). Je l’avais payé une bouchée de pain, comparée à l’utilité de l’ouvrage.

    Il est possible maintenant de le trouver réédité par les éditions VIAL, bien évidemment de très haute volée qualitative, et avec un prix à l’encan.

    Mais, quand on aime … vous connaissez la suite.


  • Livre : « L’ébéniste restaurateur »

    La restauration d’un meuble constitue un savoir faire qui ne s’acquière pas en quelques minutes.
    Il serait même plus raisonnable de parler en années.
    Attaquer un meuble à la ponceuse, le décaper à la soude (ce qui est dangereux et pour le meuble et pour soi-même), réparer des assemblages qui ont pris du jeu avec des clous ou des vis, tout cela s’écarte des bonnes pratiques.
    Encore, si celles-ci sont mises en oeuvre sur un meuble de peu de valeur, les dégâts restent limités, par contre, sur un meuble réellement ancien, du XVIIIe siècle par exemple, ces pratiques risquent de ruiner définitivement l’oeuvre de l’artisan qui avait mis tout son savoir faire dans sa réalisation. La valeur marchande du meuble s’en trouve réduite (parfois à 0).
    Il y a donc des principes qu’il faut connaître et surtout mettre en oeuvre : l’un de ces principes pas toujours respectés, même par des ébénistes de métier (qui n’ont pas nécessairement étudié les techniques de restauration), consiste à travailler de manière réversible : on doit toujours pouvoir revenir en arrière sur la restauration que l’on effectue : cela exclue nombre de produits modernes : colles vynil, vernis polyuréthanes etc.

    L’idéal est de suivre une formation chez un restaurateur de métier. A défaut, il existe pas mal d’ouvrages traitant de la restauration de mobilier; il en existe d’excellent, et de médiocres. Nous ne parlerons évidemment pas de ces derniers.

    Aucun ouvrage n’est exhaustif, et comme nous le verrons, je conseilllerai au cours de ces présentations, l’achat de plusieurs livres.

    Cependant, s’il en est un que l’on se doit de posséder en premier, c’est « L’ébéniste restaurateur » de François Germond. Sauf bien sûr si après la lecture de ces quelques lignes, on persiste à penser que l’outillage principal du restaurateur consiste en une scie égoïne, un marteau de 500 grammes, et une boite de clous.

    En effet, l’ouvrage de François Germond est d’un très bon niveau ; je le cite : « Pour devenir restaurateur, il est indispensable d’avoir une forte expérience en ébénisterie traditionnelle ».

    Ce livre explore les techniques de réparation, de consolidation, de diagnostic. Il traite en profondeur des meubles plaqués, et même de la marqueterie « Boulle » (technique de marqueterie utilisant le laiton et de l’écaille de tortue, mise au point par André-Charles Boulle célèbre ébéniste né en 1642, et décédé en 1732 – inutile de préciser que si vous êtes en possession d’une véritable pièce attribuée à cet ébéniste, il faut immédiatement en informer les  musées nationnaux !).

    Les techniques décrites sont parfaitement dans les règles de l’art (ce sont même pourrait-on dire les règles de l’art); de ce fait elles peuvent paraître compliquées, mais c’est de cette manière que les meubles anciens doivent être restaurés et qu’ils garderont leur valeur. L’exemple le plus connu est celui des ponçages répétés que certains meubles plaqués ont du subir au cours de différentes « restauration », et qui ont provoqué un amincissement des placages, tel que l’on ne peut plus effectuer de réparation : on est à « la perce ».

    La marqueterie, « tu ne ponceras pas » !

    François Germond, décédé prématurément a signé d’autres ouvrages – j’aurai l’occasion d’en parler- Il a collaboré longtemps au journal « Le Bouvet », au moment de son lancement et de sa création (Didier Ternon en était le créateur).

    L’exemplaire dont je dispose était publié par les éditions Armand Colin, cette édition est maintenant épuisée. Depuis, les éditions VIAL ont réédité cet ouvrage.

    Je pense que les illustrations sont de la main de l’auteur, il n’y a pas de photos, mais des dessins remarquables sans doute à la plume (ce nest pas précisé sur mon édition).

    Dans tous les cas, un ouvrage cinq étoiles (sur 5).



     

     


  • Traité d’ébénisterie (Chanson)

    A tout seigneur tout honneur : « Le Chanson », du nom de son auteur Lucien Chanson, professeur à l’école Boulle.

    Cet ouvrage n’est certes pas un ouvrage pour débutants ;  j’aurai l’occasion de revenir sur des ouvrages plus accessibles dans d’autres articles.

    Ce n’est pas également un ouvrage destiné à enseigner les techniques de fabrication et de mise en oeuvre : on n’y parle pas de machines, de montages d’usinage, ou encore de techniques manuelles : il s’agit purement de technologie.

    C’est un ouvrage théorique fournissant toutes les bases de l’ébénisterie dans l’esprit du travail bien fait (vous trouverez cet ouvrage dans toutes les maisons des compagnons du tour de France).
    Un bon niveau de connaissance est indispensable (ou à acquérir; par ex : un niveau BAC professionnel d’ébénisterie ou équivalent).
    Très axé sur le « trait », le Lecteur devra réellement se plonger dans le dessin, la géométrie descriptive (pas très facile cette géométrie), afin de tirer le meilleur de la partie consacrée au dessin.
    Une fois cet effort terminé, quelle joie de pouvoir tracer des queues d’aronde sur une maie à plans inclinés (une trémie), ou de dessiner l’épure de la rencontre de moulures complexes. Par contre, l’ouvrage ne décrira pas la manière de les réaliser.
    La description des ferrures traditionnelles constitue une partie détaillée du livre.
    Une étude académique des styles de mobilier termine de façon magistrale cet ouvrage.

    Un livre que tout professionnel de l’ébénisterie se devrait de posséder, ou encore tout professionnel traitant du mobilier ancien (restaurateur, antiquaire …), et l’amateur averti. Par contre, hormis le fait de posséder un magnifique livre, ce n’est pas un ouvrage utile au bricoleur du dimanche (sans connotation péjorative), qui ne connaît que le marteau et la scie sauteuse comme moyen de réalisation, et le seul style IKEA dans son intérieur.

    Comme toujours, les éditions VIAL sont somptueuses, le prix est bien sûr à la mesure de la qualité.
    Je lui décerne sans réserves 4 étoiles (sur 5 maximum).


  • Au moment de Roland Garros, un petit break s’impose

    mercury_6689 Les prochains stages ne commenceront qu’en août : j’ai dû interrompre mes activités, afin de vaincre définitivement une des plus vilaines maladies que l’on nous ait envoyé sur cette terre.

    Comme je n’aime pas rester à ne rien faire, je me propose pendant ces quelques deux mois d’intermède de présenter quelques livres de ma bibliothèques traitant du travail du bois.

    Cela correspond d’une part à une demande de beaucoup de mes stagiaires, et d’autre part, en tant que partenaire avec amazon.fr, permet si vous achetez l’un de ces ouvrages via ce site, de reverser un modeste pourcentage à ma société l’Atelier des Quatre Chemins.

    A défaut de m’enrichir, cela pourra financer l’entretien du site professionnel et du blog par exemple.


    A bientôt donc pour un premier ouvrage.

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    Repos


  • Marcel Curtat : on progresse

     

    Il y a déjà longtemps, j’avais lancé un appel aux internautes visitant ce blog pour rassembler des éléméments de la biographie de Marcel Curtat, peintre et écrivain lyonnais (aujoud’hui décédé). Je possède quelques ouvrage de cet auteur, ouvrages consacrés à l’étude d’antiquités : armes à feu, mobilier, porcelaine.

    Tous ses ouvrages font preuve d’une érudition hors du commun dans les domaines cités, et d’un sens aigu de l’observation (cf « Antiquités vraies et imitées »).

    Marcel Curtat a été également un peintre ayant eu son heure de gloire, et cela lui a permis d’écrire : « Du dessin et de la peinture – essai ». Ce livre, nous donne une vision très personnelle de l’auteur sur le sujet, vision parfois désuète et surannée, mais sortant des sentiers battus.

    Plusieurs Lecteurs se sont piqués au jeu, et comme le suggèrent les commentaires sur le premier billet consacré à M. Curtat, les résultats commencent à apparaître.

    Aussi dans ce billet, je reproduis un article de journal (non identifié) où l’on parle de l’auteur. Cet article est suivi d’extraits d’un livre où l’on parle de Marcel Curtat, et enfin d’une lettre manuscrite de celui-ci en réponse.

     

    Article sur M. Curtat.

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    Extraits du livre où l’on évoque M. Curtat

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    La réponse de l’auteur.

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  • Marcel Curtat

    J’aurais aimé rencontrer ce Monsieur. Je ne connais pratiquement rien de sa biographie. Je possède un des livres qu’il a écrit, car il s’agit bien d’un écrivain passionné par les antiquités et le dessin.

    Du dessin et de la peinture Essai de Marcel CurtatLe livre dont je parle : « Du Dessin et de la Peinture – Essai », est un …essai de plus de 400 pages décrivant les techniques du dessin, émaillé d’anecdotes personnelles de l’auteur dans un langage « vieille France », et châtié.

    On arrive encore à trouver ce livre édité à compte d’auteur et qui a la particularité d’avoir été rédigé manuellement : chaque page a été calligraphiée sur une feuille de papier calque en lettres d’imprimerie tracées à l’encre – surprenant, et titanesque comme travail.

    Du même auteur, et quasiment introuvables : 

    « Antiquités vraies et imitées  »  – j’ai pu compulser sans pouvoir l’acquérir cet ouvrage -véritable recueil du savoir de Marcel Curtat sur l’expertise des antiquités, et pour une grande part de l’ouvrage, sur le mobilier ancien, puis  « Identification des objets anciens » que je recherche depuis des années.

    Aussi tout lecteur qui pourra m’aider dans l’élaboration d’une biographie de Marcel Curtat, et dans l’acquisition des ouvrages qui me manquent sera glorifié à jamais.