• L’actualité des stages bois

    Travail sur toupie 

    En complément du site officiel de l’Atelier des Quatre Chemins, quelques images et suppléments d’information sur les stages consacrés à l’apprentissage de l’ébénisterie.

    Le stage d’initiation

     La plupart des stagiaires que nous recevons en stage d’initiation n’ont jamais travaillé le bois sur machine. C’est pour eux une découverte progressive en toute confiance.

    Onglets à 45 °
    L’électroportatif n’est pas laissé pour compte, comme ces opérations à la défonceuse.

    Travail à la défonceuseTravail à la défonceuse

    Il restera à assembler tous les éléments patiemment tracés et usinés.

    Montage du meuble

    Une finition soignée met le bois en valeur

    Initiation 1Meuble seul

    Enfin la récompense de nombreuses heures de travail : un petit meuble sympathique, et une légitime fierté.

    Initiation 2Meubles terminés

     

    Le stage de perfectionnement

    Dans ce stage, on ira plus loin dans la conception, et le travail à la toupie : on y aborde le travail de pièces chantournées (pièces courbes), et la réalisation d’un tiroir, assemblé à queues d’aronde, connaissances indispensables pour réaliser des meubles d’ébénisterie dans les règles de l’Art.

    Le meuble « école » est un confiturier, qui recevra également une finition au choix du stagiaire.

    Perfectionnement 2Perfectionnement 1

    L’ensemble des techniques étudiées permet d’envisager des projets beaucoup plus ambitieux.

    Perfectionnement 3

     


  • Acajou

    Acajou l’arbreL’acajou est un bois exotique tout à fait particulier, et de toute beauté. Par contre ce que l’on appelle acajou de nos jours n’a pas grand chose à voir avec le véritable acajou que l’on a utilisé tant au XVIII e qu’au XIX e siècle. Il en va de ce bois comme pour les champignons, pourvus qu’ils soient blancs, et petits on les appelle « mousserons ». L’appellation acajou ne devrait,être réservé qu’à une espèce botanique dont le nom savant est : swietenia : du nom du Baron Gérard von Swieten.

    Acajou, le bois

    Les deux espèces les plus utilisées dans l’ébénisterie provenaient des Antilles et de l’Amérique centrale, leurs noms botaniques sont : swietenia mahogani (à rapprocher du mahogany anglais traduit par acajou), et swietenia macrophylla, respectivement nommés en langue courante acajou de cuba, et acajou du honduras, malgré une répartition bien plus vaste que le laissent supposer ces noms.

    Le « vrai cuba » comporte des pigments blanc dans les pores, ce qui permet parfois de le distinguer; ce qui sous plusieurs couches de vernis, n’est pas vraiment évident.

    Les substituts à ces espèces de plus en plus difficiles à se procurer, et souvent interdites d’exportation (c’est le cas à Cuba depuis 1946), proviennent d’Afrique.

    Ces arbres africains sont par abus de language nommés acajou, mais scientifiquement sont connus comme « khaya ».

    Essentiellement khaya ivorensis (« acajou grand bassam »), et khaya grandifolia (« acajou à grande feuilles »).

    Leur qualités esthétiques sont réelles, par contre, d’autres espèces plus grossières sont également appelées à tort acajou : le sipo, et le sapelli (entandrophragma utile, et cylindricum).

    Méfiance donc lorsqu’un marchand de meuble ou un antiquaire parlera d’acajou !!!

    Un livre présentant un panorama assez exhaustif des essences utilisées en ébénisterie : « Les bois d’ébénisterie dans le mobilier français » par Jacqueline Viaux-Locquin.

    Malheureusement, pour identifier des bois inconnus, il faut également disposer d’un autre atlas, car le livre cité ne comporte ni dessins ni photos, ni descriptions destinées à l’identification.


  • Histoire de meubles : le bureau du roi

    Il est curieux de penser qu’aux époques, où l’espérance de vie était bien inférieure à ce que nous connaissons aujourd’hui les compagnons de toutes sortes : menuisiers, charpentiers, ébénistes, tailleurs de pierre, entreprenaient des travaux sans savoir s’ils les termineraient de leur vivant.

    Ainsi le fameux bureau du roi Louis XV, actuellement à Versailles, a été commencé par Jean-François Oeben, en 1760, il ne sera terminé qu’en 1769, par l’un de ses meilleurs ouvriers : Riesener – Oeben étant décédé en 1763. Riesener épousera d’ailleurs sa femme.

    Bureau du roi

    Livres pour retrouver l’ambiance des anciens ateliers d’ébénisterie et l’odeur de la colle forte : Jean Diwo : Les dames du faubourg, Le lit d’acajou, Le génie de la Bastille.

    Meuble et artisanat du XIII e au XVIII e siècle de Claude Bouzin.