• Derniers stages avant l’hiver

     

    La saison se termine, en effet, les stages ne reprennent qu’en mars 2010. L’atelier en hiver est un peu frisquet pour assurer une formation dans les meilleures conditions de confort et de sécurité.

    Je vais consacrer cet hiver à différentes occupations en plus des activités habituelles de restauration et de fabrication de mobilier. Je compte ainsi enrichir le contenu des stages, travailler sur de nouvelles publications d’articles dans le Bouvet, et réaliser une mission de formation en entreprise.  Je vais en profiter pour réorienter le contenu du blog, et revisiter mon site internet.

    Voilà pour les projets, place aux stagiaires.

    Dernier stage d’ébénisterie en Octobre 2009

    Comme toujours, un groupe très sympathique et motivé. Nous avons eu le plaisir d’accueillir un professionnel du bois, ancien charpentier, et cela a permis d’échanger plus qu’à l’accoutumé sur les techniques d’usinage, et de fabrication.

    La traditionnelle photo de fin de stage et deux des petits meubles réalisés.

     

    stage-octobre_2736_017_600x400.jpg

     

    Une galerie des photos prises pendant le déroulement du stage

     

     

    Stage de finition en novembre 2009

    Déroulement impeccable, et motivation des stagiaires. Le vernis au tampon a été bien réussi, surtout au deuxième exercice qui pourtant est réputé plus difficile puisqu’on aborde le « véritable » vernis à base de gomme laque, et non le tampon anglais qui comporte bien sûr de la gomme laque mais encore des composés cellulosiques qui facilitent son application et son travail. Bravo donc à nos apprentis vernisseurs.

     

     


  • Stage perfectionnement et initiation de Mars 2009

     

     Atelier des Quatre Chemins

    Un stage, où deux niveaux de savoir faire ont cohabité pacifiquement.

    Il est intéressant de mener de front initiation et perfectionnement car cela entraîne une « saine » émulation entre les participants.

    stage-mars_030508_4349-800x600_0.jpg

    Une grosse différence entre ces deux niveaux de stage est la pratique du travail à l’arbre sur toupie : bien que ces opérations ne soient pas dangereuses, il convient d’être assuré de son geste, et d’utiliser ou de fabriquer des montages d’usinage. Je réserve donc ces techniques aux personnes plus expérimentées.

    stage-mars_030508_4352-800x600_0.jpg

    L’autre différence consiste en l’exécution d’un tiroir à queues d’aronde. Nous utilisons pour cela une scie à chantourner qui autorise une précision difficile à obtenir à la scie à main. J’aurai l’occasion d’en parler dans un futur article du Bouvet.

    stage-mars_030508_4355-800x600_0.jpg

    Chaque stagiaire choisit également la finition qui lui convient : ainsi, nous nous sommes lancés dans des teintes « vieillies », et des teintes positives.

    stage-mars_030508_4354-800x600_0.jpg

    Résumé du stage sous forme de diaporama


  • Parlons de finitions du bois : les produits écologiques

     

    pdt-ecolo_101907_2229-800x600_0.jpg

     

    Vaste sujet, que j’ai détaillé dans le hors série Bois +, et qui risque de m’attirer les foudres de certains.

    Précisons en préambule que je suis plus que favorable au développement de produits respectueux de notre environnement.

    Mais…!, et c’est ce que j’ai mis en exergue dans le magazine : aucun encadrement législatif n’entoure cette nouvelle famille de produits de finition « bio ».

    On trouvera donc des produits formulés par des sociétés réellement soucieuses de notre environnement, et des produits libellés « naturels » dont on ignore tout de la composition, ou de leur impact sur l’environnement (avec un bilan complet depuis les matières premières jusqu’à la destruction).

    Ainsi, lorsque l’ont voit des compositions faisant entrer des alkydes de soja, ou des siccatifs (sans plomb précise-t-on, ce qui n’indique pas le substitut utilisé), on peut se demander si pour obtenir un alkyde, nous sommes dans la chimie « douce » (ce qui n’a pas vraiment de signification) , ou encore si le soja est d’origine transgénique ou non ?

     

    D’autres encore profitent simplement de la vague écologique pour prendre des parts sur un marché en croissance.

     

    Pour les cosmétiques, il existe un label : « Cosmébio », qui précise les composés autorisés, leur origine (par ex les OGM ne peuvent pas entrer dans les formulation etc…).

    Je souhaiterai qu’un label identique existe pour les produits de finition.

     

    Il y a bien des normes : NF environnement, Ecolabels …mais celles ci sont d’avantage tournées vers les gros industriels (ne serait-ce que par le coût de leur mise en place et celui de leur maintien), et proposent timidement des améliorations dans les formulations.

    La réglementation européenne quant à elle impose des restrictions en matière de COV (composés organiques et volatils).

    C’est une avancée qui compte, mais trop timorée (lobbying ?).

    Pourtant c’est certainement dans le secteur industriel « traditionnel » qu’il faut agir, et sans tarder, car cela représente la grande majorité des produits sur le marché. Ne parlons pas des peintures et vernis de carrosserie qui se sont toutefois bien améliorés.

    Influencer tout un secteur de l’économie à grande échelle passe par une volonté politique : ce n’est pas parce que nous mettons de l’huile de lin (qui a aussi une empreinte écologique !) sur notre table de salle à manger que nous sauverons la planète – ce geste a malgré tout valeur de symbole, ce qui est déjà important.

     

    Je reviendrai sur ces considérations écologiques, où l’on trouve des avis bien contradictoires. En attendant, la planète se fout bien de nos opinions, et le temps passe.


  • Aux alentours de l’Atelier

     

    Les stages organisés par l’Atelier des Quatre Chemins se déroulent en Savoie, dans un village proche d’Albertville : à Mercury précisément.

    C’est une région magnifique, et je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager quelques images.

    Lors des stages, nous n’avons pas hélas le temps de faire connaître cette région, mais de l’Atelier, on a une vue superbe sur le mont Blanc. En été, il est possible de décaler les horaires des cours afin que les stagiaires puissent découvrir les environs : l’abbaye de Tamié est un site magique, à seulement quelques kilomètres de l’Atelier.

    J’ai même eu des stagiaires sportifs qui avaient apporté leur vélo.

    En hiver bien sûr, comme les journées sont courtes, il ne reste que la solution de prolonger le séjour pour s’adonner aux sports d’hiver, ou à la randonnée.

     A défaut de pouvoir vous rendre en Savoie pour un stage, ou tout simplement des vacances, je vous offre quelques images et points de vue de cet endroit.

     

     


  • Stage bois : été automne 2008

     

    La saison se termine gentiment avec la fin de l’été, et des stagiaires plus que motivés !

    Ce qui est fort intéressant lors de ces stages, est de partager certaines idées, qui n’ont pas toujours trait au travail du bois.

    Ainsi en pleine crise financière mondiale, nous n’avons pas hésité à ouvrir le « bar du commerce », et à refaire le monde. Si dans les faits, cela ne change rien, cela autorise un défoulement bien salutaire.

    Heureusement ces discussions se terminent par un repas convivial, chez les hôtes d’un des stagiaires : « la ferme de Noémie » : une adresse à retenir …

     

     

    Enfin, nous avons également abordé le sujet des produits de finition « naturels ».

    Vaste débat là encore, car sur cette niche, on trouve un peu tout et n’importe quoi !

    Bien sûr, on ne peut que louer les efforts que font certains fabricants pour réduire la nocivité des produits de finitions : huiles, vernis, teintes etc.

    Cependant, ce qui est un peu gênant à mon goût, est qu’il n’existe encore aucune norme, aucun label comparables à celui de l’agriculture : « AB » (produits issus de l’agriculture biologique), ou encore « Cosmébio », pour les … cosmétiques.

    Ainsi lorsque l’on lit : alkyde de soja, sur une étiquette d’un produit « écologique », on aimerai savoir, si cela reflète bien une origine  »naturelle », sachant qu’alkyde est la contraction phonétique bizarre d’alcool et acide … et que ces composés sont largement utilisés dans les produits « industriels » pour les peintures glycérophtaliques à solvant …

    On aimerai également savoir, si ce soja est d’origine non transgénique (par exemple le label « cosmébio » exclut les OGM).

    Je travaille actuellement sur un hors série de « Bois Plus » consacré aux finitions (magazine dont je vous recommande la lecture bien évidemment) dans lequel un chapitre sera dédié aux produits « naturels ».

    Quant aux Ecolabels, normes NF, les nouvelles règlementations sur les diminutions de COV (composés organiques et volatils), je me contenterai de dire que leur principal mérite est d’exister, et d’aller dans le bon sens. Car en fait, ces nouvelles contraintes sont « assez légères », et tolèrent encore des seuils de COV élevés pour certains produits. Néanmoins l’outil ne demande qu’à être utilisé et amélioré par nos politiques.


  • Vernis au tampon : stage de fintion sur bois

    Le vernis au tampon est un vernis à la gomme laque (qui est le liant) et à l’alcool (le solvant). Sa dénomination provient du tampon qui est utilisé pour son travail et son application tout simplement.

    Il existe différents types de gomme laque que l’on peut trouver, selon le traitement, et l’origine (blonde, décirée, blanche, éléphant…).

    Les vernis au tampon utiliseront l’une ou l’autre en fonction de la coloration apportée. La gomme laque la plus fréquemment utilisée (décirée ou non), est la « fine orange ». Elle apporte un réchauffement très net au bois. Lorsque je désire apporter le minimum de changement de couleur, j’utilise une gomme laque blanchie.

    La gomme laque apparaît en occident dès le XVII ème siècle, sous forme d’objets fini, bien que certains auteurs pensent qu’elle était déjà connue bien avant.

    Mais c’est surtout au XIX ème siècle que son utilisation au tampon connaît son apogée. Jusqu’au milieu du XX ème siècle, les ateliers du faubourg Saint Antoine à Paris perpétueront la tradition de ce vernis. Le coût extrêmement élevé d’un vernis au tampon fait que celui-ci, sauf exception pour des créations spécifiques ne soit plus utilisé qu’en restauration de mobilier.

    Les meubles anciens (du XXVIII ème notamment), nous sont souvent parvenus vernis au tampon. Il est vraisemblable qu’il ne s’agit pas de la finition d’origine, qui n’avait pas cours à cette époque. On utilisait alors des cires ou encore des vernis « Martin » – du nom des frères Martin qui ont mis ce vernis au point au début du XVIII ème, afin d’imiter les laques de Chine.Ces vernis Martin sont à base de résine de copal (résine fossile), mais la formule exacte s’est perdue.

    Tous les stagiaires en finition réalisent un vernis au tampon, et je dois dire qu’ils s’en sortent très bien

    Nous étudions le vernis traditionnel : bouche porage à la ponce, gomme laque, et éclaicissage à l’alcool, mais aussi le « tampon anglais », qui est plus facile de mise en œuvre (le vernis comporte déjà un « lubrifiant » qui facilite l’application). Certains puristes ne veulent pas en entendre parler, alors que certains artisans en raffolent. Mais ce qui compte est de « dominer » les deux techniques.

     

                                                                                    12


  • Stage d’initiation à l’ébénisterie (août 2008)

    Grande équipe, à majorité féminine, excellent stage très dynamique.

    Circulaire

    L'équipe

    Comme toujours, nous avons réalisé en une semaine le petit meuble « école », qui sous un aspect assez simple comprend les principales difficultés quel’on peut rencontrer lors de la construction d’un meuble.

    Ainsi pour assembler le plateau, pas moins de trois techniques différentes sont mises en oeuvre.

    La porte quant à elle fait appel à deux types d’assemblages :

    • Assemblage à coupe d’onglet
    • Profil et contre profil

    Tenonnage

    Tenonnage

    Contre profil

     

     

     

     

     

     

    Les finitons, ne sont pas pour autant laissées pour compte. Même si l’on n’a pas le temps de parcourir l’éventail des finitions qui sont possibles sur un tel meuble, les stagiaires mettent un point d’honneur à repartir avec un meuble dont ils sont réellement fiers.

    Finitions

    Rabotage 

     En effet dans ce type de stage, certains stagiaires n’avaient jamais touché une machine à bois. La motivation reste la clé de la réussite de cette formation.

    Meubles fin de stage

     

     

     

     

     

     

    123


  • Stage d’initiation à l’ébénisterie Mai 2008

    Quelques photos et commentaires illustrant le déroulement d’un stage d’initiation à l’ébénisterie.

    Au cours de ces stages, il y a toujours des points plus particuliers que les stagiaires souhaitent approfondir.

    Nous avons eu au cours du dernier stage une discussion très intéressante sur le bien-fondé de réaliser un plan avant de se lancer dans l’exécution à proprement parler d’un meuble.

    Il est vrai que la plupart des stagiaires qui viennent en initiation n’ont pas forcément pratiqué le dessin industriel, et se posent des questions sur l’approche à avoir avant de concevoir un meuble.

    Sans faire un exposé fastidieux sur le dessin, il est bon de noter les points suivants :

    • L’usinage sur machine est relativement rapide, et il vaut mieux avoir préparé son travail, et présenter les bois aux bonnes dimensions.
    • On pensera au fait que si l’on n’arrive pas à représenter sur une feuille de papier le résultat auquel on veut aboutir, cela risque de poser des problèmes en face d’une machine tournant à 6000 tours par minute.
    • Enfin, de nombreux usinages comme les mortaises demandent un tracé préalable, tracé qu’il faut avoir anticipé bien sûr.

    La conception commencera en tout premier à définir les cotes hors tout (les dimensions globales) du meuble que l’on veut réaliser, puis à définir la taille des éléments constituant le meuble ( montants, traverses, épaisseurs des panneaux etc…), nous fournissons aux stagiaires un « guide » des dimensions usuelles et quelques notions d’ergonomie (depuis la hauteur d’une chaise ou d’une table, en passant par les dimensions « normalisées » des éléments de cuisine).

    Suivra alors la réalisation d’un plan plus ou moins élaboré, plan qui ne devra pas nécessairement se conformer aux normes du dessin industriel, mais qui devra fournir suffisamment d’informations, pour les réglages des machines, et la réalisation d’une « feuille de débit » listant tous les éléments constitutifs du meuble – cette feuille est pratiquement incontournable à remplir sous peine de se perdre rapidement et d’oublier des parties du meuble – ce qui est fâcheux !

    Idéalement, un plan comporte au minimum, une vue de face, et de coté. On peut représenter certains détails d’assemblage un peu complexes. Idéalement également, la représentation en vraie grandeur apporte un confort à la réalisation, et à la vérification. Un simple contre plaqué peut servir de support pour un dessin réalisé au crayon.

    Le temps passé à la réflexion se rattrape facilement à la réalisation, et il est plus facile de gommer un trait de crayon que de recoller des morceaux de bois, ou de recommencer une pièce – enfin, et ce n’est pas le moindre intérêt, les utilisateurs de machines combinées ne devront plus sans cesse régler et dérégler leur machine pour revenir en arrière sur une opération oubliée.

    Mais où commencent et finissent les mortaises ??

    MortaisageMortaisage

    Le ponçage, et la préparation des panneaux – pas toujours très drôle mais inévitable.

    PonçagePonçage 2

     Raboter avec un rabot bien affûté est toujours un plaisir.

    Rabotage

    Établissement des bois (leur repérage).

    Etablissement

     Collage du meuble, et ballet synchronisé des stagiaires.

    CollageCollage 2

    Et comme toujours, la satisfaction légitime au bout d’une (petite) semaine d’effort, d’obtenir un résultat digne d’un « professionnel » ou presque.

    Meubles terminés