• Livre : Dessin de construction du meuble

    Restons dans les incontournables.

    Cet ouvrage : « Dessin de la construction du meuble », est publié chez Dunod.

    Les auteurs sont tous deux professeurs à l’Ecole Boulle (ou étaient selon leur âge, car mon exemplaire est de 1998).

    Ce sont  : Xavier Hosch, et Jacques Henaut.

    On trouve dans ce livre des notions de dessin industriel appliqué à l’ameublement.

    Puis, élément par élément de mobilier les principes de construction du mobilier. Ces principes sont tout à fait dans l’esprit de l’ébénisterie traditionnelle.

    Tout y est détaillé : les parois, les fonds, les portes les tiroirs etc …

    Pour les personnes qui ont à concevoir du mobilier, cet ouvrage est un « must ».

    Là encore, il ne s’agit pas d’un ouvrage ludique, mais d’un outil sérieux de travail.


    Je lui accorde à nouveau 5 étoiles. Qui plus est, son prix est raisonnable.




  • Livre : « L’ébénisterie – précis techniques » François Germond

    Encore un livre d’exception que tout ébéniste se doit de connaître ou de posséder dans sa bibliothèque.

    Je dispose d’une édition de 2000, alors imprimée par Dessain et Tolra.


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    Le format en est inhabituel : 21 x 15 cm : un A5. C’est je pense voulu, car ce livre se présente et dans sa forme et dans son fond comme un carnet de notes d’atelier.
    C’est un peu comme si l’on avait découvert les carnets personnels d’un compagnon ébéniste.
    Tous les sujets sont abordés : un historique de la profession, l’affûtage des outils, le bois (défauts, débit, séchage …), la conception du meuble, le placage, les finitions, les assemblages, les tiroirs …

    Le seul « petit » reproche que je pourrai faire est que comme la structure est celle de notes personnelles, le livre est un peu « désorganisé », et il faut parfois farfouiller pour trouver les renseignements. Ceci dit, dans mon cas, comme je me réfère souvent à cet ouvrage (comme à tous ceux de F. Germond), j’ai fini pas le connaître par coeur.
    Et ce qui passe pour un inconvénient apparaît alors comme ce qui fait le charme du livre.
    Ce livre ne traite pas des techniques de réalisation à proprement parler – que ce soit en manuel ou sur machine. Nous verrons qu’il existe pour cela d’autres ouvrages spécialisés. Toutefois, certaines procédures sont parfois détaillées. On aura également un regard écologiquement critique sur certaines formules de finition (utilisant du plomb, ou des produits corrosifs ou potentiellement toxiques – là encore, il faut sans doute considérer ces recettes comme issues d’une tradition assez ancienne, et pas toujours au fait de la dangerosité des produits mis en oeuvre).

    Je ne pense pas que l’on puisse encore le trouver sous cette édition (en neuf, bien sûr). Je l’avais payé une bouchée de pain, comparée à l’utilité de l’ouvrage.

    Il est possible maintenant de le trouver réédité par les éditions VIAL, bien évidemment de très haute volée qualitative, et avec un prix à l’encan.

    Mais, quand on aime … vous connaissez la suite.


  • Traité d’ébénisterie (Chanson)

    A tout seigneur tout honneur : « Le Chanson », du nom de son auteur Lucien Chanson, professeur à l’école Boulle.

    Cet ouvrage n’est certes pas un ouvrage pour débutants ;  j’aurai l’occasion de revenir sur des ouvrages plus accessibles dans d’autres articles.

    Ce n’est pas également un ouvrage destiné à enseigner les techniques de fabrication et de mise en oeuvre : on n’y parle pas de machines, de montages d’usinage, ou encore de techniques manuelles : il s’agit purement de technologie.

    C’est un ouvrage théorique fournissant toutes les bases de l’ébénisterie dans l’esprit du travail bien fait (vous trouverez cet ouvrage dans toutes les maisons des compagnons du tour de France).
    Un bon niveau de connaissance est indispensable (ou à acquérir; par ex : un niveau BAC professionnel d’ébénisterie ou équivalent).
    Très axé sur le « trait », le Lecteur devra réellement se plonger dans le dessin, la géométrie descriptive (pas très facile cette géométrie), afin de tirer le meilleur de la partie consacrée au dessin.
    Une fois cet effort terminé, quelle joie de pouvoir tracer des queues d’aronde sur une maie à plans inclinés (une trémie), ou de dessiner l’épure de la rencontre de moulures complexes. Par contre, l’ouvrage ne décrira pas la manière de les réaliser.
    La description des ferrures traditionnelles constitue une partie détaillée du livre.
    Une étude académique des styles de mobilier termine de façon magistrale cet ouvrage.

    Un livre que tout professionnel de l’ébénisterie se devrait de posséder, ou encore tout professionnel traitant du mobilier ancien (restaurateur, antiquaire …), et l’amateur averti. Par contre, hormis le fait de posséder un magnifique livre, ce n’est pas un ouvrage utile au bricoleur du dimanche (sans connotation péjorative), qui ne connaît que le marteau et la scie sauteuse comme moyen de réalisation, et le seul style IKEA dans son intérieur.

    Comme toujours, les éditions VIAL sont somptueuses, le prix est bien sûr à la mesure de la qualité.
    Je lui décerne sans réserves 4 étoiles (sur 5 maximum).


  • Marcel Curtat : on progresse

     

    Il y a déjà longtemps, j’avais lancé un appel aux internautes visitant ce blog pour rassembler des éléméments de la biographie de Marcel Curtat, peintre et écrivain lyonnais (aujoud’hui décédé). Je possède quelques ouvrage de cet auteur, ouvrages consacrés à l’étude d’antiquités : armes à feu, mobilier, porcelaine.

    Tous ses ouvrages font preuve d’une érudition hors du commun dans les domaines cités, et d’un sens aigu de l’observation (cf « Antiquités vraies et imitées »).

    Marcel Curtat a été également un peintre ayant eu son heure de gloire, et cela lui a permis d’écrire : « Du dessin et de la peinture – essai ». Ce livre, nous donne une vision très personnelle de l’auteur sur le sujet, vision parfois désuète et surannée, mais sortant des sentiers battus.

    Plusieurs Lecteurs se sont piqués au jeu, et comme le suggèrent les commentaires sur le premier billet consacré à M. Curtat, les résultats commencent à apparaître.

    Aussi dans ce billet, je reproduis un article de journal (non identifié) où l’on parle de l’auteur. Cet article est suivi d’extraits d’un livre où l’on parle de Marcel Curtat, et enfin d’une lettre manuscrite de celui-ci en réponse.

     

    Article sur M. Curtat.

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    Extraits du livre où l’on évoque M. Curtat

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    La réponse de l’auteur.

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  • Marcel Curtat

    J’aurais aimé rencontrer ce Monsieur. Je ne connais pratiquement rien de sa biographie. Je possède un des livres qu’il a écrit, car il s’agit bien d’un écrivain passionné par les antiquités et le dessin.

    Du dessin et de la peinture Essai de Marcel CurtatLe livre dont je parle : « Du Dessin et de la Peinture – Essai », est un …essai de plus de 400 pages décrivant les techniques du dessin, émaillé d’anecdotes personnelles de l’auteur dans un langage « vieille France », et châtié.

    On arrive encore à trouver ce livre édité à compte d’auteur et qui a la particularité d’avoir été rédigé manuellement : chaque page a été calligraphiée sur une feuille de papier calque en lettres d’imprimerie tracées à l’encre – surprenant, et titanesque comme travail.

    Du même auteur, et quasiment introuvables : 

    « Antiquités vraies et imitées  »  – j’ai pu compulser sans pouvoir l’acquérir cet ouvrage -véritable recueil du savoir de Marcel Curtat sur l’expertise des antiquités, et pour une grande part de l’ouvrage, sur le mobilier ancien, puis  « Identification des objets anciens » que je recherche depuis des années.

    Aussi tout lecteur qui pourra m’aider dans l’élaboration d’une biographie de Marcel Curtat, et dans l’acquisition des ouvrages qui me manquent sera glorifié à jamais.


  • Histoire de meubles : le bureau du roi

    Il est curieux de penser qu’aux époques, où l’espérance de vie était bien inférieure à ce que nous connaissons aujourd’hui les compagnons de toutes sortes : menuisiers, charpentiers, ébénistes, tailleurs de pierre, entreprenaient des travaux sans savoir s’ils les termineraient de leur vivant.

    Ainsi le fameux bureau du roi Louis XV, actuellement à Versailles, a été commencé par Jean-François Oeben, en 1760, il ne sera terminé qu’en 1769, par l’un de ses meilleurs ouvriers : Riesener – Oeben étant décédé en 1763. Riesener épousera d’ailleurs sa femme.

    Bureau du roi

    Livres pour retrouver l’ambiance des anciens ateliers d’ébénisterie et l’odeur de la colle forte : Jean Diwo : Les dames du faubourg, Le lit d’acajou, Le génie de la Bastille.

    Meuble et artisanat du XIII e au XVIII e siècle de Claude Bouzin.