• Parlons de finitions du bois : les produits écologiques

     

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    Vaste sujet, que j’ai détaillé dans le hors série Bois +, et qui risque de m’attirer les foudres de certains.

    Précisons en préambule que je suis plus que favorable au développement de produits respectueux de notre environnement.

    Mais…!, et c’est ce que j’ai mis en exergue dans le magazine : aucun encadrement législatif n’entoure cette nouvelle famille de produits de finition « bio ».

    On trouvera donc des produits formulés par des sociétés réellement soucieuses de notre environnement, et des produits libellés « naturels » dont on ignore tout de la composition, ou de leur impact sur l’environnement (avec un bilan complet depuis les matières premières jusqu’à la destruction).

    Ainsi, lorsque l’ont voit des compositions faisant entrer des alkydes de soja, ou des siccatifs (sans plomb précise-t-on, ce qui n’indique pas le substitut utilisé), on peut se demander si pour obtenir un alkyde, nous sommes dans la chimie « douce » (ce qui n’a pas vraiment de signification) , ou encore si le soja est d’origine transgénique ou non ?

     

    D’autres encore profitent simplement de la vague écologique pour prendre des parts sur un marché en croissance.

     

    Pour les cosmétiques, il existe un label : « Cosmébio », qui précise les composés autorisés, leur origine (par ex les OGM ne peuvent pas entrer dans les formulation etc…).

    Je souhaiterai qu’un label identique existe pour les produits de finition.

     

    Il y a bien des normes : NF environnement, Ecolabels …mais celles ci sont d’avantage tournées vers les gros industriels (ne serait-ce que par le coût de leur mise en place et celui de leur maintien), et proposent timidement des améliorations dans les formulations.

    La réglementation européenne quant à elle impose des restrictions en matière de COV (composés organiques et volatils).

    C’est une avancée qui compte, mais trop timorée (lobbying ?).

    Pourtant c’est certainement dans le secteur industriel « traditionnel » qu’il faut agir, et sans tarder, car cela représente la grande majorité des produits sur le marché. Ne parlons pas des peintures et vernis de carrosserie qui se sont toutefois bien améliorés.

    Influencer tout un secteur de l’économie à grande échelle passe par une volonté politique : ce n’est pas parce que nous mettons de l’huile de lin (qui a aussi une empreinte écologique !) sur notre table de salle à manger que nous sauverons la planète – ce geste a malgré tout valeur de symbole, ce qui est déjà important.

     

    Je reviendrai sur ces considérations écologiques, où l’on trouve des avis bien contradictoires. En attendant, la planète se fout bien de nos opinions, et le temps passe.


  • Stage bois : été automne 2008

     

    La saison se termine gentiment avec la fin de l’été, et des stagiaires plus que motivés !

    Ce qui est fort intéressant lors de ces stages, est de partager certaines idées, qui n’ont pas toujours trait au travail du bois.

    Ainsi en pleine crise financière mondiale, nous n’avons pas hésité à ouvrir le « bar du commerce », et à refaire le monde. Si dans les faits, cela ne change rien, cela autorise un défoulement bien salutaire.

    Heureusement ces discussions se terminent par un repas convivial, chez les hôtes d’un des stagiaires : « la ferme de Noémie » : une adresse à retenir …

     

     

    Enfin, nous avons également abordé le sujet des produits de finition « naturels ».

    Vaste débat là encore, car sur cette niche, on trouve un peu tout et n’importe quoi !

    Bien sûr, on ne peut que louer les efforts que font certains fabricants pour réduire la nocivité des produits de finitions : huiles, vernis, teintes etc.

    Cependant, ce qui est un peu gênant à mon goût, est qu’il n’existe encore aucune norme, aucun label comparables à celui de l’agriculture : « AB » (produits issus de l’agriculture biologique), ou encore « Cosmébio », pour les … cosmétiques.

    Ainsi lorsque l’on lit : alkyde de soja, sur une étiquette d’un produit « écologique », on aimerai savoir, si cela reflète bien une origine  »naturelle », sachant qu’alkyde est la contraction phonétique bizarre d’alcool et acide … et que ces composés sont largement utilisés dans les produits « industriels » pour les peintures glycérophtaliques à solvant …

    On aimerai également savoir, si ce soja est d’origine non transgénique (par exemple le label « cosmébio » exclut les OGM).

    Je travaille actuellement sur un hors série de « Bois Plus » consacré aux finitions (magazine dont je vous recommande la lecture bien évidemment) dans lequel un chapitre sera dédié aux produits « naturels ».

    Quant aux Ecolabels, normes NF, les nouvelles règlementations sur les diminutions de COV (composés organiques et volatils), je me contenterai de dire que leur principal mérite est d’exister, et d’aller dans le bon sens. Car en fait, ces nouvelles contraintes sont « assez légères », et tolèrent encore des seuils de COV élevés pour certains produits. Néanmoins l’outil ne demande qu’à être utilisé et amélioré par nos politiques.